‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 75 sur 428 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

l'instigation des perfides hurons, les agniers attribuent aux missionnaires les calamités publiques et massacrent le père jo- GUB6.

eux, & que leurs blés avaient été endommagés par les ri)RciationdeiG47, Inscdes (i). Ce récit du P. Lallemant efl fortifié encore

F- -•^- par la mère Marie de l'Incarnation : « Ce qui a porté ces

u barbares à rompre la paix que nous croyions si bien « établie, dit-elle, c'efl: l'aversion que quelques Hurons (( captifs leur ont donnée de notre Foi, disant que c'était (I ce qvù avait attiré toutes sortes de malheurs sur leLir « nation, l'avait infectée de maladies contagieuses & avait « rendu leur chasse & leur pèche moins abondantes H qu'elles ne l'étaient avant qu'ils eussent reçu notre (I croyance. Presque en même temps, la mortalité s'étant « répandue dans les villages des Iroquois, où elle a mois- (' sonné beaucoup de monde, & le mauvais air ayant « fait naître une espèce de ^'er dans leurs blés, qui les a « presque tous rongés, ces accidents fâcheux leur ont (I facilement persuadé que ce que les Hurons captifs leur (2) Lettre ;î4, 1647, (( avaient dit était véritable (2). » Aussi le P. Jogues étant

^'' '*'-"^"'^' arrivé chez eux le 7 odobre, à peine eut-il mis pied à

terre que , contre toute juftice , kii & son compagnon , jeune Français séculier, furent battus, dépouillés & conduits en cet état au bourg le plus voisin, où, le lendemain 3)Rcintiondeiu47, de Icur arrivée, on les massacra Tun & l'autre (3). Après une si noire perfidie, les Agniers se mirent aussitôt en campagne pour surprendre les Français & leurs alliés, avant même que ceux-ci eussent appris la nouvelle de cette déclaration de guerre.

r,s iRociuois REcoji- Les Hurons & les Algonquins se considéraient alors

MENCENT LEURS lies- ^ommc daus un état de paix profonde, & étaient sans dé-

TILITES DAXSL ILE DE ...

MONTRÉAL. fiance occupés à la chasse sur différentes rivières ; ce qui

fut cause que les Iroquois, étant venus à tomber sur eux tout à coup, en firent un épouvantable massacre, comme nous le raconterons bientôt. Le 17 de novembre 1646, trois Hurons, qui étaient à Villemarie & retournaient de la chasse, perdirent un de leurs compagnons, & s'étant mis en devoir, quelques jours après, d'aller le chercher, ils furent pris par une bande d'Iroquois cachés en embus-

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