MAGNY COMME GOU
général avec tout lappareil usité en pareille rencontre, verneur général. Les principaux du pays le complimentèrent ; & les sauva- (2) Journal des Jé-
^ 1 • r- ^ ^-i i suites, 1648.
ges qui se trouvaient présents lui nrent une petite harangue, qui fut interprétée par un Religieux de la Compagnie de Jésus. Le P. Lallemant fait remarquer que M. de Montmagny, dès qu'il eut connaissance de son rappel, ne se contenta pas de l'accepter avec le respect: & Thonaeur dus à la volonté du Roi & à celle de la Reine; mais que, de plus, il fit paraître une généreuse magnanimité, en ordonnant qu'on disposât toutes choses pour la digne réception de son successeur (3). L'emphase de cette expression (3)Reiationde 164S, semblerait donner à entendre qu'il ne quitta la Nouvelle- p- -■ France qu'à regret, & que son rappel lui offrit la matière d'un vrai sacrifice. Quoi qu'il en soit, il partit le 23 de septembre suivant, sur le vaisseau amiral, qu'il commanda lui-même, & où était M. Godefroy, qui fut amiral au retour (\) en remplacement de M. de Répentigny. Madame (4) Journal des Je'd'Aillebouft, dont le mari devait résider à Québec, en sa ^"''"' ~^ ^^p*- '*^-^^qualité de Gouverneur, quitta "Villemarie pour aller le joindre ; &; à cette occasion mademoiselle Philippine de Boulongne, sa sœur, qui l'y suivit, exécuta le dessein qu'elle avait conçu d'embrasser Flnflitut des Ursulines, au noviciat desquelles elle entra le'2 décembre de la même année 1648 (5). Nous pouvons remarquer ici, en passant, (5, Les Ursuiines de que, le 19 mars de l'année suivante, M. d'Aillebouft leva CLuébec. in-s», Q.uédes Fonts baptismaux Marie Morin (6), qui fut dans la ^'(s'Regiftresde Nosuite Religieuse hospitalière à Villemarie, & l'auteur des tre-Dame de CLuébec Annales de l' Hôtel-Dieu Saint-Joseph , citées plusieurs fois dans celte hiftoire.
xxxviir.