IU
CHAPiriŒ II.
relies à chacun de leurs angles , et les meurtrières y sont ménagées de manière à pouvoir soutenir un siège. D’un côté se trouvent la cuisine, la salle à manger et plusieurs chambres à coucher ; celle réservée aux officiers et aux voyageurs civils des deux sexes, est garnie de trois ou quatre lits ; les soldats, les Arabes s’entassent et se couchent, comme Us peuvent, dans les autres. .Ailleurs la cour intérieure est garnie de hangars qui servent d’écuries aux chevaux et aux mulets. L’exploitation des caravansérails est, en général, conGée à d’anciens militaires établis dans le pays; les repas y sont, à tous hasards de la fortune du pot, tarifés à 2 fr. 50 et 3 fr., comme dans les bons hôtels. Mais pour conserver à ces établissements un caractère hospitalier, on n’y prend que 50 c., comme indemnité du blanchissage des draps, aux voyageurs qui couchent dans les lits.
■A mesure que la colonisation se développe et que l’on établit de nouveaux centres de population, des aubei^es ordinaires s’ouvrent sur les roules. Les caravansérails alors deviennent inutiles : on les consacre à d’autres services. C’est ainsi que celui de Koléah a été converti en église et en mairie. Celui de Bouffarik, placé à proximité du marché, sert maintenant de fondonk : on y mesure le blé, on y perçoit les taxes de vente, on y règle toutes les difGcuItés qui surgissent des transactions.