‹ Histoire de la comédieChapitre 21 sur 116 · CHAPITRE lî. LES DIAlOGUES fiACHIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE lî. LES DIAlOGUES fiACHIQUES

râctidii contiiiudlt derrière ; de riduvèlles péripéties silccédàient aux àiifcieiiriës, ëi le trdl dénoûmeht ùé terminait riëfi définitif véiiieni ^ii'oUtré-toinbë. Les dieux qui ffi^ésidaièUt à là vie de- Vàiëtii ddiib régtièr âilssi siir les Onlbres, et Voit siyait rëcohiltt à ce iitre l'empire de Déthéter [i) ëi inêitie d'Aphrodite (2) stir les entes. Cette souveraineté soutemitie apparietiai< {)lù6 logl- ^ùëlrieiit ëiicôre à Bâcchùs (3) ; il avait eu, comnle Osiris (4), une tûort Violentèisubir(S), et c'eût éië limiter sa puissance, c'est-à-dire la hier, que de ne pas Croire qu'il Tairait exercée aussi Aaiii l'autre moiide. Beaucoup dé sesqiiàllficalions ordiiidires et dé ses attributs tenaient à ce second tôle : oh l'appelait Mangëui- de chair cfue (6) et le Sacrificateur [1) ; dn ttiëttàit à ses cùXéé dés animâtix carnassiers (8), des cy|)rës (9] et des arbres

(1) Hérodote^ l. II, par. cxxiii, p. il2: tombeau : Toy. Bôtticher, Grab des Diony-

suai Cléhièni d'Alexandrie, Cokôrtatib ad m, et Gerhard, QriichUchè kyihtilogi^y

GenteSy p.ar. xxxvr. par. 441, note 4. Son assimilation au soleil

{i) On là confondait avec t'roserpine : toy . aiait mëlnë fkit feroirë ijh'il mduralt ou s'endor-

des vers attribués à Parménide et à Pamphos, mait au déclin de l'année; Plutarque, De

dans le pseudo-Origène , Philosophumena , Iside, par. lxix; Gerhard, Ueber die An-

pl. 116, éd. de Miller; Gerhard, Hyper bo- thesterien, Dionysos und Kora; dans les

reischrr&miêthe Stadien zwr Archàologief Àbhandlungen der K, ^kademie der Wis-

t. tl, p. 126, et ttitthgeber, dans Nike, senschaften zu Berlin , I8b8, p. 160.

HelUnisehe Vasenbilder, p. 290: M: Ger- (6) '£(|ti)OTii« rvoy. saint Clément d'Alexan-

hard a même publié dans sa jeuiiesse une drie, Cohortatiq, par. n; Opcra, t. I, p. H,

dissertation spéciale shr fee sujet: Venere éd. dePotter; Plutarque, De defecïu ora-

Proarrptna^ Fiesole, 1826. Voilà pourquoi culorwny par; xni, et Euripide, Cretentium

la colombe était consacrée à Proserpine (Por- (ragmentunif t. 12, p. 735.

phyre. De abetinentia, 1. iv, cb. 16) et le , (7) *A^p(6vo{ : Hésychius explique la forme

myrte était devenu un arbre funéraire ; Yir- dorienne 'A^ptAvia par Nucôvia, Sacrifices pour

gile^ Àeneidos 1. y , v. 72 j et 1. vi, v. 443. les morts. On lit même dans une inscription

(3) Qûtè< ii *At Ji|« jtaUidvb«o<. disait en ter- recueillie par Orelli, n* 1624 : Dis manib. mes formels Heraclite , Fragmentum l : voy. Locus adsignatus monimento in quo est ae- Eschyle ^ Supplieee , v. 170-175; Hérodote, dicula Priapi, et l'on représentait sur les tom- 1. n^ par. 123, et Hacrobe, Satwmaliorum beaux les sacrifices de bouc qui lui étaient !• i> ch. 18. On l'appelait même quelquefois spécialement réservés : voy. Yisconti^ Mitseo XOôvioçet NuxtiXioç, Nuit suprême (Pausanias, Pio-Clementino, t. V, pi. viii.

!• I, ch. xLj par. 5; Suidas^ s. v. ZayptOf), (8) Il y en a six sur le disque dionysib-

et l'on donnait comme preuve de la renon- que du Cabinet des Médailles, n* 2821.

ciation à son culte , qu'on n'approchait plus Juxta Bacchum erant imagines trium anima-

des tombeaux; Euripide, Cre(0fW0«^fragm.n, lium, scilicet simiae, porci et leonis, quae

V- 1 9 ; dans Porphyre, De abstinentia^ 1. lY , pedem unius viiis circumire videbantur ; Albri-

ch. XIX, p. 172. eus, De deorum imaginibus; dans Bacho-

(4) On leur croyait même , ainsi que nous fen, Dte Gràbereymbolik derÀlten; p. 113, l'avons déjà dit, une origine commune ; Dio- note 3 : voy. le sarcophage publié par Botdore, l. I, ch. 96 ; 1. 1, p. 77, éd. Didot. tari , Muséum Capitolinwn, t. lY, pi. xux.

(5) Yoy. p, 241, note 1, et p. 24 8, note 1. (9) Il y en a jusqu'à ftix sur le disque que On montrait, à Delphes, et l'on honorait son nous citions dans la note précédente.

desséchés (1) ; son principal vêtement était noir (2) et tout en* guirlande de lierre , cet arbre au feuillage métallique, impuissant à vivre par lui-même, qu'on plantait au pied des tombeaux comme un symbole et sans doute aussi comme une espérance (3). Si bruyantes et si désordonnées que fussent les Bacchanales, des joueurs de flûte leur donnaient le ton (4), et la flûte était spécialement consacrée aux morts (5) : ses sons lents et aigus donnaient même habituellement un caractère encore plus lugubre aux funérailles (6). À moins d'être mutilé dans sa divinité, Bacchus devait donc avoir aussi des Mânes à sa suite, et il y eut des Bacchants qui se travestirent et parurent revenir comme lui du sombre Empire. Une pâleur livide leur sembla d'abord simuler suffisamment l'empreinte de la mort, et ils se blêmissaient avec de la céruse(7), ou, désireux d'une ressemblance encore plus matérielle, se cachaient le visage sous un morceau de linge pendant qui figurait un suaire (8) ; mais bientôt ils le relevèrent et

(1) Sur les magniûques vases en argent (*) ^«^^ Euripide, Bacchae, v. 127. trouvés à Bernay , du Cabinet des Médailles, (^) Cantabat moestis tibia funeribus ; n- 2807 et 2808; sur la patère, Ibidem, ^^»^*' Fastorum 1. vi, v. 660. n*» 2878 , etc. Voilà pourquoi les vases dio- Tibia cui teneros suetum producere Mânes nysiaques sont si souvent funéraires : nous I-®?* Phrygum moesta ;

citerons entre une foule d'autres exemples, Statius, Thebaidos 1. vi, v. 121.

le canthare du Cabinet des Médailles, n" 3 3 32, Voy. aussi Properce, 1. lY, él. xi, v. 9. On

«t les trois coupes publiées par Micali , Mo- appelait même les joueurs de flûte des Musi-

numenti per servire alla atoria degli anticki ciens d'enterrement , Monumentarii cerau-

popoliltaliani y ipl. xcxx y et MonumentUne- lœ; Apulée, Florida, par. nr. 0 Jupiter,

diti, pi. xLin, fig. 4 et 5. disait Philetairos dans V Amateur de flfite,

(2) On lui donnait même le nom de Mtk&~ qu'il est doux de mourir au son de la flAte I vat^iç (Suidas, s. v. MiXav; t. II, p. i, dans Athénée, 1. xiv, p. 633 F.

col. 756, éd. de Bernhardy), et de McXav- (6) La flûte, aux premiers temps, aux scènes

•l*î«; Welcker, iVacftiroflf, p. 194. [ordonnée

(3) Menzel, Christliche Symbolik, t. I, N'esloit, comme depuis, de cuyvre environ-

p. 120. Le lierre était même consacré en [née

Egypte à Osiris, le roi des morts, et en por- Mais tenue, gresle et simple, et bien peu perlait le nom; Diodore, 1. I, par. xvii, t. I, [tuisee p. 13, éd. Didot. Sur le beau sarcophage de Es jeux de ce temps la n'estoit point mes- Santa-Chiara , il y a un masque , un double [prisée ; thyrse et un œuf, toutes choses devenues des Yauquelin , Art poétique , chant n. attributs caractéristiques de Bacchus : voy. (7) «ti*uOiw • Suidas, s. v. 8i9«if, t. I, Winckelmann, Monumenti antichi inediti^ p. h, col. 1172 ; Eudocia, p. 232.

pi. cxxiii. Quelquefois même on plaçait sa ^8) Suidas, {. 2. : tûv -Kfoviatnwv zp^<riv h t&6vf

statue auprès des tombeaux; Avianus, Fa- iiô^- t. I,p. n, col. 1232. Il y aussi dans

bulaey fabl. xxm, v. 3. PoUux, 1. x, p. 1364, éd. de Hemstcrhuis,

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