ORIGINE DE LA CONGRÉGATION
La Congrégation de Notre Dame de Charité du Bon-Pasteur, dont le Généralat a été érigé par le Très Saint Père Grégoire XVI, en 1835, ^'^st pas, à proprement parler, une nouvelle institution, mais seulement une branche de celle de Notre Dame de Charité fondée en 1651 et autorisée par lettres patentes de Louis XIII; c'est donc à cette date qu'il faut remonter pour trouver l'origine de la congrégation de ces religieuses.
Le P. Eudes (*) que M. Olier appela la merveille du
(*> Ce saint prêtre naquit au village de Ri, près d'Argentan, en 1601. Après avoir étudié chez les Jésuites, il entra à l'âge de 22 ans à TOratoire
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XVIIe siècle, fut le premier instituteur de POrdre des Dames de Charité du Bon-Pasteur, qui prit naissance à Caen, en Normandie (France). Il adopta pour ses filles spirituelles la règle de St. Augustin et les constitutions de St. François de Salles, observées par les religieuses de la Visitation, sauf quelques changements nécessaires pour les mettre en harmonie avec le but de leur vocation qui est de travailler au salut et à la conversion des âmes dans Venceinte du cloître.
Le nouvel ordre reçut une approbation épiscopale en 165 1, fut confirmé et approuvé par Sa Sainteté Alexandre VII, par un Bref du ir janvier 1666, et par Benoit XIV, le 26 septembre 1741.
Au moment de la terrible révolution française, en 1792, l'institution comptait environ doure monastères d*où les Sœurs furent chassées, emprisonnées ou exilées. Celui de Tours fut un des premiers à se relever après cette terrible tempête. Il ne renfermait en 1796 qu'un petit nombre de religieuses, plus vieillies par les malheurs que par l'âge ; mais le 31 juillet de cette année, naissait à Noirmoutiers (Vendée), une enfant des-
qiie venait de fonder le Cardinal de Bérule. Pendant cinquante ans il évangélisa la moitié de la France. Bossuet en l'entendant disait : «* V'^oilà comment nous devrions tous prêcher." Il mourut le 19 août 1680 en odeur de sainteté.
L'ouverture du procès de sa béatification et canonisation, date du 7 février 1874.
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tinée à illustrer non-seulement ce monastère, ma.îs Tordre tout entier. C'était Rose Virginie Pelletier * qui perdit ses pieux parents dès son bas âge et fut confiée à un des meilleurs pensionnats de la ville de Tours, pour faire son éducation. Douée des plus belles qualités du cœur et de Tesprit, la jeune Rose Virginie Pelletier se porta vers Dieu avec toute Téncrgie de son âme. Ne pouvant vivre au milieu du monde, il arriva qu'un soir, le 20 octobre 18 14, elle s'échappa du pensionnat de Madame de Lignac pour venir frapper à la porte du monastère des Sœurs de Notre Dame de Charité du Refuge. La Mère Marie de St Joseph Leroux, prieure, reconnut dans une vocation si prononcée, la volonté de Dieu, et elle la reçut à l'instant comme postulante.
Admise à la prise d'habit le 8 septembre 1815, sous le nom de Marie de Ste Euphrasie, elle fit sa profession religieuse le 9 septembre 181 7, et fut élue supérieure du monastère de Tours en 1825.
En 1829, la Révde Sœur Pelletier fonda, sur demande de Mgr Montault, une importante mission à Angers, après quoi elle obtint, à la demande des évêques, les décrets et Bref de S. S. Grégoire XVI, qui en érigeant ce monastère en Généralat,
* Madame la Supérieure Pelletier, dite de Ste Euphrasie, mourut à Angers (France), le 24 avril 1868, à l'âge de 72 ans, après 54 ans de religion et avoir fondé, dans l'espace de 39 ans, iio monastères de son Ordre qui, lorsqu'elle mourut, renfermaient plus de 2,600 religieuses.
t>V BON-PàSTEUR. Il
déclarait que la supérieure de la susdite maison serait la i»ére générale de toute la Congrégation ; qu'elle aurait en conséquence le gouvernement de toutes les missions que celle d'Angers avait fondées et fonderait à l'avenir.