CHAPITRE XX
bizarres, moins inconséquents que ceux des délégués civils. Sans cesse on annonce des victoires, les Versaillais battent en retraite, on dit même qu'à Issy Tartillerie communale s'est avancée et a occupé de solides positions *.
L'afûche suivante posée sur tous les murs de Paris cherchait à donner le change sur les dispositions de l'armée.
L'Infanterie de ligne à la population de Paris,
Citoyens,
Un conseil de guerre siégeant à Versailles vient de condamner à la peine de mort les officiers et sous-officiers de l'armée qui ont refusé de faire feu sur le peuple.
Aux habitants, de Paris de nous juger, et si nous sommes coupables, nos poitrines sont là pour répondre. Nous ne tomberons pas en lâches.
Le capitaine d'infanterie délégué, A. Pierre. BoNAVENTURE, cap ; Philippot, serg.
Les signatures étaient fausses, et si les rédacteurs de cette proclamation avaient eu autant d'intelligence que de mauvaise foi, ils se seraient douti5s qu'avec l'annuaire militaire on pourrait facilement vérifier si des officiers portant les noms de A. Pierre etBonaventure existaient.