CHAPITRE II
donnèrent leur démission et se rallièrent à la Commune.
Tout en ayant un but parfaitement déterminé, qui était de se rendre maître de la France entière, le Comité voulait toujours chercher à mettre de son côté quelques apparences de justice. Il est certain que des noms comme ceux de MM. Langlois, Peyrat, Schœlcher, Tolain, auraient donné dès le début une grande force à Témeute. L'esprit public flottait indécis entre un gouvernement légal, mais presque réduit à l'impuissance, et une coalition d'individus malhonnêtes, disposant des masses déclassées et jalouses, flattant toutes leurs passions, leur faisant voir comme choses qu'ils posséderaient, les maisons, l'argent, les voitures, les femmes des riches.
Le succès du 18 mars enhardit les timides et surexcita les passionnés. Le moment était proche où Paris tout entier serait entre les mains de l'Internationale.