CHAPITRE ill
l'Émeute maîtresse de paris.
Il serait fort diflBcile, sinon impossible, de raconter dans tous leurs détails les phases différentes de cette révolution étrange qui devait mettre en relief tant d'individualités sorties des bas-fonds du journalisme et de l'ordre des avocats. Tous les impuissants, ceux qui n'avaient jamais pu se faire un nom ou gagner leur vie au palais ou dans leâ journaux, se précipitèrent comme une bande de vautours sur cette riche proie qui s'appelle Paris.
Cette merveilleuse capitale, qui faisait depuis si longtemps l'admiration du monde, allait avoir pour chefs tous les individus tarés dB l'Europe. La faute de M. Jules Favre voulant conserver les armes à la garde nationale, et désarmant l'armée, le manque de discipline des régiments qui gardaient Paris et par-dessus tout la complicité tacite des maires et des députés qui avaient empêché le gouvernement d'agir avec le peu de forces sur lesquelles il pouvait compter, devaient