CHAPITRE X
n'était pas éloigné où, une fois maîtres de toutes ces positions, après avoir enfermé complètement les gardes nationaux, les chefs versaillais prendraient une offensive vigoureuse et détruiraient à distance les travaux élevés pour arrêter leur marche.
Brimborion pouvait être armé, n'étant plus menacé par le mont Valérien. La prise du Val Fleury, des Moulineaux, de la gare de Clamart, n'était plus qu'une question de jours, de même que la démolition complète des forts d'Issy, de Vanves et de Montrouge. Ces trois forts , dont l'altitude ne dépasse pas soixante mètres, devaient être écrasés par les batteries des hauteurs de Ghâtillon et de Meudon, qui s'élèvent à cent deux et cent vingt mètres au-dessus du niveau de la mer.
Si l'attaque que nous avons expliquée plus haut avait été tentée sur Bièvres, elle pouvait avoir pour résultat la reprise par les fédérés de ces positions indispensables, mais Eudes n'était pas homme, à songer à un plan aussi simple; quand il fut remplacé par M. Cluseret, il était trop tard. Le citoyen Eudes n'était peut-être pas un traître, mais il fut certainement un imbécile, et beaucoup de ses collègues à l'Hôtel de ville partageaient certainement notre avis.
Cest lui qui est, sinon la seule, au moins la principale cause des désastres militaires de la Commune. A-t-il eu au moins conscience de son incapacité? Nous en doutons.