‹ Histoire de la communeChapitre 55 sur 178 · ARRESTATIONS. — AVERTISSEMENTS. — MM. FLOQDET · texte numérisé non relu

ARRESTATIONS. — AVERTISSEMENTS. — MM. FLOQDET

LOGKROT, MILLIERS.

Battue hors de Paris, la Commune se disputait à l'Hôtel de ville,' faisait arrêter ses membres ou destituait ses fonctionnaires. Dès le 27 mars, Lullier était en prison, où Assi ne devait pas tarder à le suivre. Lebeau, directeur de V Officiel, était déclaré fou dans le journal qu'il dirigeait. Il avait adressé à la Cloche une lettre dans laquelle il déclarait accepter la responsabilité de l'article excitant à l'assassinat des membres des familles souveraines. Cette communication se terminait ainsi :

Nous approuvons complètement l'article du citoyen Vaillant, et nous n'hésitons pas à déclarer que nous avions préparé sur le régicide un article plus radical que, vu les circonstances, nous n'avons pas voulu insérer.

M. de Laroche-Tulon , représentant à l'Assemblée de

Versailles, rf déclaré qu'il provoquait tous les républicains. Eh bien, les citoyens Lebeau, Lullier et Dardelles, commandant des Tuileries, relèvent tous les défis des défenseurs du principe monarchique.

On y trouvait en outre une foule d'accusations contre M. Longuet.

Le lendemain, la Commune faisait paraître dans VOfficiel la note suivante :

Plusieurs journaux reproduisent avec un empressement de mauvais goût une lettre signée Lebeau, dont la forme seule aurait dû inspirer à la presse sérieuse la plus légitime défiance. Le ton de cette lettre trahit depuis la première ligne jusqu'à la dernière un état mental tout particulier.

Le rédacteur anonyme concluait en disant que le citoyen Longuet était bien régulièrement nommé directeur de VOfficiel, et qu'il entrait en fonctions immédiatement.

La direction des postes se plaignait de l'indélicatesse du. gouvernement de Versailles, qui, en partant, avait eu l'audace d'enlever l'argent et les timbresposte. 11 lui était impossible de payer les mandats dont on gardait le montant à Versailles. Pour Paris seulement, le service postal se trouvait rétabli. Une deuxième affiche, contredisant en partie la première, annonçait que le service était rétabli entre Paris et les départements. Voici comment on s'y était pris pour réor-

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