CHAPITRE XVII
des récIamatioDS de toute nature, les appuyer auprès du Comité central.
Ils doivent faire procéder aux élections des vacances dans les délégations.
Ils doivent veiller au bon esprit de leurs bataillons ou légions, au maintien de la discipline, par la persuasion et l'exemple, et mettre tout en œuvre pour qu'aucun des gardes nationaux ne puisse se soustraire à la part de service qui lui incombe.
Ils font connaître au Comité central leurs vœux et leurs idées pour les améliorations à apporter dans l'organisation générale.
Les chefs de légion peuvent recevoir directement de l'aulorilé militaire les ordres concernant un ou plusieurs bataillons placés sous leur commandement.
En aucun cas, les conseils de légion, les cercles de bataillon ou les délégués de compagnie ne peuvent s'immiscer dans le commandement , donner des ordres, ou faire battre ou sonner le rappel pour les bataillons.
Il importe au salut commun que ces prescriptions soient scrupuleusement observées, de manière que tous les intérêts, civils et militaires, de la garde nationale soient complètement sauvegardés, et qu'une discipline intelligente vienne s'introduire dans les rangs des valeureux citoyens sur l'intelligence et le courage desquels repose l'avenir de la République.
Les gardes nationaux ne sauraient apporter trop de soin
dans l'élection de ceux qu'ils appellent à les commander. La
science militaire, l'énergie et la foi républicaine sont des
qualités que doivent réunir les candidats.
Mais, une fois les choix faits avec ce discernement, ils
doivent donner leur confiance à leurs élus , s'abstenir d'interpréter les ordres qu'ils reçoivent, ne jamais perdre de vue que l'obéissance et la discipline sont ta force des armées, et que tout corps indiscipliné devient une bande sans cohésion, facilement battue.
L'autorité qui donne un ordre en est responsable, et toute désobéissance, quelquefois même toute hésitation, peut devenir un crime qui compromet Thonneur de la garde nationale et le succès d'une opération. Les chefs doivent commander avec douceur, mais doivent énergiquement réprimer toutes les velléités de discorde.
Le bon sens des citoyens établira facilement ce lien de conûance et de solidarité réciproques, qui doivent être la discipline de la garde nationale.
La présente circulaire sera copiée sur les livres d'ordres de chacune des compagnies et lue à trois appels consécutifs.