‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 2)Chapitre 100 sur 107 · M. THIERS SE SAUVE · texte numérisé non relu

M. THIERS SE SAUVE

Pendant que Jules Ferry, le 18 mars, se préparait à défendre à outrance l'Hôtel-de-Villc, M. Thiers se disposait à partir, bientôt était déjà loin.

Le plan de M. Thiers était non seulement d'enlever les canons, de terroriser Montmartre, Bellcville, les quartiers populaires, mais surtout de procéder à un dé.sarmement général de toute la garde nationale, amie de l'ordre ou non.

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Ce fut d'ailleurs ce qui arriva, après la défaite de la Commune. Malgré les services tapaj^eurs des « brassards tricolores », malgré l'empressement que mirent certains bataillons à vouloir se môler aux soldats vainqueurs, en dépit du zèle exterminateur dont Brent montre plusieurs commandants, sollicitant les fonctions sanglantes de présidents, de pourvoyeurs aussi, des cours prévôtales improvisées, M. Thiers voulait avant tout faire disparaître la garde nationale.

Pour parvenir il son but, M.Thiersavait donc besoin d'une insurrection. Un personnage, homme distingué, mêlé de près aux événements, mais, par ses sentiments et son milieu fort réactionnaire, le comte d'Hérisson, l'ancien officier d'ordonnance de Trochu, a émis ce doute, dont aujourd'hui la vérification est faite :

Ouand on étudie l'affaire du 18 mars, on en arrive presque à se demander si M. Tliiers voulait réellement enlever les canons de Montmartre, et si son but n'était pas plutôt d'obtenir un mouvemenl populaire qui lui permettrait d'évacuer Paris d'abord, pour le reprendre ensuite, en le noyant dans le sang.

Mais cette émeute, qu'il venait de provoquer, on peut dire qu'd l'avait préparée, et on peut ajouter que, pouvant l'écraser en un tour de main, il la laissa grandir comme un chirurgien qui, rêvant une belle opération, favoriserait la croissance d'une tunieur qu'd aurait pu enlever, à ses débuts, par un simple coup de ciseaux.

Cette insurrection, accompagnée de la défection de l'armée, prit rapidement de telles proportions que M. Thiers, plus que jamais décidé à réaliser son projet et à se réfugier à Versailles, eut hâte de décamper, de se mettre personnellement en sûreté. La peur lui venait, et domina toutes ses résolutions, tous ses actes, durant celte après-midi tourmentée. Il avait une grande hardiesse dans les conceptions politiques; il envisageait résolument les périls à longue

portée, mais devant le dangrer brutal, immédiat, il perdait la tête. On le vit, durant les journées de i83o, qu'il avait préparées, après avoir rédigé un appel aux armes, se mettre promptement en sûreté, dans la banlieue de Paris. Il ne quitta sa retraite que la bataille finie et la victoire acquise. En i848, il avait favorisé la campagne des banquets, d'où sortit la révolution, et au premier grondement de Témeute, il décampa, déguisé. Pendant l'insurrection de juin, il demeura caché dans un placard au fond du logement d'un des secrétaires de la Chambre.

Le Dix-Huit mars, pendant la délibération au ministère des Affaires Étrangères, dans la cour, attendait une voiture toute attelée ; auprès, une escorte de cavalerie était prête à prendre le trot, au premier signal.

Le général Le Flô, devant la Commission d'Enquête, a revendiqué la responsabilité de l'évacuation. Ce fut pourtant M. Thiers seul qui eu eut l'idée, la volonté. 11 est vrai qu'à l'époque où Le Flô déposait il n'y avait plus aucun danger à faire cette déclaration, il y avait même occasion de tirer vanité de la décision, puisque les événements avaient justifié l'abandon de Paris. Dans l'après-midi du i8 mars, le général Le Flô était, comme son chef, peu rassuré. Il avait hâte de mettre quelques kilomètres entre sa précieuse personne et les fusils des insurgés. Il pressait M. Thiers de déguerpir, parce qu'il pen.sait le suivre; ce qu'il fit d'ailleurs avec empressement. L'odeur de la poudre troublait ce guerrier vieilli, qui montrait surtout du goût pour celle d'escampette, et puis le printemps en fleurs partout s'épanouissait, et il estimait que le moment était venu d'aller à la campagne. Il a raconté, en ces termes, l'alerte, rappelant les méprises de comédie, qui précipita le départ.

Je dus consenlir à accompatçner M. Thiers, a dit le général Le

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Flô. Vers trois heures il se produisit un incident qui inquiéta le itouvernemcnl et les représeulaaU qui se trouvaient là. Trois bataillons de la sarde nationale, tambuurs et clairons en tète, passèrent devant l'hôtel des Affaires Etrangères. Nous étions défendus par un seul demi-bataillon de chasseurs à pied, qui était en dehors de la grille, et dans une situation assez compromise par conséquent. Les hommes étaient disposés en tirailleurs tout le long de cette '^v'Me. Le moment me parut critique.et je dis : « Je crois que nous sommes tlambés, nous allons être enlevés. » En effet, les bataillons qui passaient n'avaient qu'à faire un demi-tour à droite et à pénétrer dans le palais, nous étions pris tous jusqu'au dernier. Je dis à M . Thiers : « Je crois qu'il est important que vous vous sauviez; il y a peut-être un escalier dérobé, par lequel vous pouvez vous retirer, et gagner la rue de l'Université, et de là partir pour Versailles. 11 est important que vous le fassiez. Sans quoi le gouvernement va être absolument désorganisé. » ^L Thiers suivit mou conseil. Mais les trois bataillons passèrent sans rien dire, ils allèrent faire une manifestation à l'Hôtel-de-ViUe.el revinrent une demi-heure après.

Le général Vinoy, dcsoQ côté, a raconté ainsi l'épisode du

départ :

M Thiers partit, je crois, à trois heures et demie ou quatre heures • il fallait le faire partir, parce que, s'il tombait aux mains de l'insurrection, c'était le gouvernement désorganisé. Prévoyant cela j'avais doublé mon escorte, j'avais fait préparer sa voiture et tout' était prêt. Je lui dis : . Mettez votre pardessus, la porte du bois de Boulogne est gardée, votre sortie est assurée par la. — J y avais envoyé un escadron. -Mais, avant de partir, il me donna l'ordre d'évacuer Paris, et surtout de lui envoyer la brigade Daudel qui occupait tous les forts du Sud cl même le Mont-\ alerieo et Courbevoie. Il jugeait important d'avoir à Versailles cette brigade, qui était celle sur laquelle on pouvait le plus compter.

Ainsi dans la précipitation qu'il mit à s'évader de Paris, M Thiers donna Tordre aux généraux d'évacuer tous les forts, y compris le Mont-Valérien. Cette citadelle de Pans, au pouvoir de rinsurreclion, c'était Paris imprenable, c'é-

tait la Commune victorieuse, ou tout au moins prolongeant sa résistance si longtemps, puisque le blocus et la famine étaient impossibles, qu'une transaction fût devenue inévitable. Les Parisiens, dans les circonstances qui seront ultérieurement indiquées, ne purentpas malheureusement tirer avantage de l'incroyable sottise de M. Thiers, qui, dans son affolement, ne pensa qu'à fuir, qu'à sauver sa personne. Il oubliait le Mont-Valérien, comme on laisse son parapluie, dans la hâte de quitter un endroit pour monter en voiture.

Ce fut course un peu folle que la sienne, sur la route de Versailles :

Il commanda le départ ventre à terre, dit le comte d'Hérisson. Entouré de cavalerie, le coupé file par les quais. Plus heureux que son maître Louis-Philippo, qui dut se contenter d'un fiacre, Thiers avait deux bons chevaux. Mais ils avaient beau dévorer l'espace, il leur trouvait une allure de tortue. A chaque instant, il passait la tête par la portière en criant : « Marchez donc! Marchez donc ! Tant que nous ne serons pas au pont de Sèvres, il y aura du danger! » Le capitaine qui commandait l'escadron et qui galopait à càté du coupé avait beau répondre : « Nous ne pouvons pas aller plus vite, tous nos chevaux vont être fourbus. »

Thiers répétait toujours : « Marchez donc I marchez donc! »

Le bienheureux pont de Sèvres fut passé sans encombre, et on laissa souffler les chevaux à la montée de Chaville. Thiers était plus calme. Il se voyait déjà en sûreté à Versailles, et ruminait d'ailleurs l'idée de l'évacuer à la première alerte, pour se sauver au Mans, dont il avait ordonné que l'on conservât la gare à tout prix.

Lorsqu'il fut bien installé à la préfecture de Versailles, n'ayant plus peur, il redevint lui-même, c'est-à-dire, le fourbe par excellence, et au lieu de |)rendre des mesures immédiates avec le général Appert, qui commandait Versailles, il eut l'air d'être venu là en promenade, pour s'occuper de l'installation de l'Assemblée qui devait se réunir le lende.iiain.

Il poussa la dissimulation jusqu'à nier la véracité du

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récit d'un témoin, M. Jules Richard, rédacteur au Figaro, qui chargé du compte rendu des séances de l'Assemblée, était venu se loger à l'avance, à Versailles, et avait sollicite une audience, un peu tardive, mais que la gravité des circonstances permettait. Il était onze heures et demie du soir, quand ce journaliste, très connu, fut introduit à 1 hôtel de la Préfecture. Il trouva le chef du pouvoir exécutif en conversation avec plusieurs personnes, dont le général Appert. Jules Richard raconta le meurtre des généraux. M. 1 h.ers l'interrompit pour affirmer : « Ni le général Lecomte n. le général Clément Thomas n'ont été fusillés. ., Il ne voulait pas que ces terril.les nouvelles se répandissent, dans son entourage surtout, avant que les troupes qu'il attendait fussent arrivées à Versailles.il avait, cette nuit-là, si grand peur, et craignait tellement d'être enlevé qu'il retint à la préfecture, a dit Jules Richard, en contant l'épi.sode, tous les officiers générau.x qui s'y présentèrent, et qu'il ht coucher, en travers de la porte de sa chambre, deux soldats, choisis à dessein parmi les prisonniers qui rentraient d Allemagne.

DE UNI En CONSEIL DES MINISTRES A PARIS, CHEZ M. CALMON

L'insurrection joua de malheur, à deux reprises, en cette journée hasardeuse. Deux fois la fortune mit à la portée des Parisiens le salut, la victoire.

Ils avaient le Mont-Valérien abandonné, à leur disposition Par négligence ou trahison du général en chef provisoire de l'insurrection, LuUier, Us ne purent s'en emparer, et permirent aux Versaillais de le réoccuper.

Ils se trouvèrent à portée d'arrêter M. Th.ers et les principaux ministres, et ils n'eurent point lidée de les faire

prisonniers. Ce n'était pas l'escorte disposée par Vinoy, dans la cour du ministère des Affaires Etrangères, qui aurait pu s'y opposer. Le bataillon fédéré, qui fit si grand peur à M. Thiers, n'eut ni l'inspiration, ni la curiosité de s'informer de ce qui se faisait dans le palais du quai d'Orsay. Il se contenta d'effrayer par son défilé et sa musique, et s'éloigna, laissant les ministres respirer, permettant à M. Thiers de filer sur Versailles pour y organiser la guerre civile. L'occasion, comme le bataillon mal inspiré, passa, et ne se représenta plus. Les choses eussent grandement changé, à la suite de ce beau coup de filet. Il fut manqué, et l'insurrection ne put désormais qu'espérer une victoire par les armes, que les circonstances rendirent d'abord difficile, ensuite impossible. La fortune favorisa donc deux fois M. Thiers et la réaction, durant celle journée fatale.

Les ministres, M. Thiers disparu, se montrèrent peu désireux d'attendre, au palais du quai d'Orsay, le passage de nouveaux bataillons fédérés, qui, plus hardis ou mieux avisés que ceux qui s'étaient contentés de défiler en musique sous les fenêtres, monteraient et viendraient les capturer. Ils se hâtèrent de s'éclipser à leur tour. Ils se donnèrent rendez-vous, pour le soir même, à dix heures, dans un domicile particulier, chez M. Calmon, rue Abbatucci.

Ainsi le chef du pouvoir exécutif fuyait, se terrait, apeuré, dans une préfecture de province, gardé, pendant son sommeil, par deux dogues qu'il supposait fidèles, deux cavaliers de l'ex-garde impériale, et les ministres se cachaient dans Paris, tenaient conseil de gouvernement, comme on conspire, dans un appartement privé, portes closes et rideaux tirés. Paris était bien sans maîtres, sans -autorités, livré à lui-même.

Vinrent à ce dernier conseil : le général Le F\d, ministre

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LE DIX-HUIT MA.RS

n.que °''J«^-^;;f:";;;; des ministres civils. Jules Favre posiuou vint de la part de» ^^^^^

notamment déclara qud ^f^^'^^^^l^^^^ll, dicter cette du conseil :

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Vinoy avait établi son quartier gênerai

lUstdonc établi que, vers dix heures ^u-ir Jules pavre et Ernest ^^rd voulaient reser. Pans. -^ ^^

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la courageuse résistance ^^^ .J"'^^^ ^^^^ pj^^rd, l'amiral sans doute stimulait, ^^^^^rt rendirent en effet

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HlSTOmE DE I.A COMMUNE DE 187I

n'osant pas entamer la lutte avec Paris, ni surtout avec M.Thiers.et ne comptant guère sur l'intervention des maires, ni sur le résultat des propositions de conciliation qui avaient été faites, et qu'ils avaient acceptées en partie.

Le g-énéral Vinoy avait exigé un ordre écrit d'évacuer Pans. Le ministre de la Guerre le lui ajant donné, tout était consommé. On pouvait cependant évacuer la ville, sans abandonner les forts. Le général Vinoy n'avait pas d'ordres concernant le.s forts. Il a déclaré dans l'Enquête : « C'est M. Thiers qui a donné l'ordre de renvoyer la brigade Daudel qui occupait les forts.» Les ministres n'avaient plus ni autorité ni vouloir.

Le général d'Aurelle de Paladines n'assista qu'en partie à la réunion, son remplacement étant déjà décidé. C'était le premier point, le seul aussi sur lequel on était tombé d'accord, pour donner satisfaction aux demandes de la délégation des maires.

Ce général, avec un dépit mal dissimulé, a rendu compte.en ces termes.de la réunion chez le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Calmon,où il peint bien les sentiments d'inquiétude des ministres.il fait même ceux-ci peut-être plus pusillanimes qu'ils ne le furent en réalité.

Bien que je fusse dans la pièce à côté, je remarquai que le trouble elait assez grand. Cette réunion, si je puis ni'exprimer ainsi, était faite d'une manière clandestine. On avait craint de donner l'eveil à la populace. On allait même jusqu'à se préoccuper de savoir si les voitures qui stationnaient en bas devaient y rester. Quelques-uns avaient émis qu'il fallait répartir ces voitures. Il n'y en avait guère que quatre ou cinq à la porte de M. Calmon, pourtant certains disaient qu'il fallait les disperser d'un côté ou d'un autre, de manière à les retrouver dans le voisinage. Quant à l'agitation, elle était grande, très grande... J'ai quitté le commandement à onze heures du soir, par ordre de MM. Picard etJulesFavre.c'est alors que je mesuis rendu àl'l'xnle militaire...

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Sur celte question d'un des membres de la commission : « Quel est le général qui vous a remplacé? » M. D'Aurelle de Paladines répondit :

On a parlé de M. LanRlois, mais je n'avais rien à faire avec lui. J'en ai été informé par M. Picard. 11 y a eu, à ce sujet, une discussion excessivement vive dans le ministère. On a blâme vivement M. Picard. M. Jules Simon a voulu donner sa démission. M. Dufaure ésralement. Sans consulter le conseil des ministres, MM. Picard et Jules Favre avaient décidé mon remplacement

L'abandon 'de l'état-major de la place Vendôme, et la mollesse dont le général avait fait preuve durant cette journée, justifiaient cette mesure. La destitution du général d'Aurelle de Paladines et son remplacement par le colonel Langlois, c'était le premier point des revendications présentées par la délégation des maires. Ce n'était qu'un article de la transaction, qu'on supposait devoir être de nature à satisfaire la fédération de la garde nationale et l'ensemble de la population. Mais la nomination d'un nouveau commandant en chef de la garde nationale, ce n'était qu'un commencement; il fallait compléter la satisfaction olYerte au.v Parisiens, notamment en fi.xant la date très proche des élections municipales, et en assurant que la garde nationale ne serait pas désarmée.

Le conseil des minisires, dans celte séance ultime, crut avoir assez fait en nommant général de la garde nationale Langlois, « dont la gesticulation les rassurait », a dit Lissagaray. Les ministres se séparèrent en prenant leurs dispositions pour évacuer Paris, à leur tour. Ils avaient laissé à un secréUiirc général, M. Emile Labiche, le décret nommant Langlois, avec mission de trouver le nouveau général et de communiquer la décision à la réunion des maires. Les maires rédigèrent alors une proclamation annonçant

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à la population qu'ils avaient obtenu la nomination du colonel Lang-lois et la promesse des élections municipales. De son côté, le colonel Lan/^lois, tout à fait ravi, se mettait à la besog'ne : il exprimait, en phrases pompeuses, sa satisfaction d'être placé, par la confiance du gouvernement et de l'Assemblée Nationale, à la tête de la belle garde nationale parisienne. Le lang-age était redondant autant qu'était inutile la nomination : ce n'était, en un pareil moment, ni ce qu'il fallait dire, ni ce qu'il fallait faire. Le na'if et impétueux Lançlois n'allait pas larder à s'en apercevoir. Quant au gouvernement, il était dispersé, disparu, et ne se préoccupait guère ni de la façon dont le général qu'il venait de donner à la garde nationale serait accueilli par elle, ni de savoir comment le nouveau chef prendrait possession de riIôtel-de-Ville, ainsi qu'il avait l'intention de le faire sur-le-champ, selon sa déclaration à la réunion des maires et députés, à la mairie du II" arrondissement.

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