‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 2)Chapitre 17 sur 107 · DELIVRANCE DE GUSJ'A VE FLOURENS · texte numérisé non relu

DELIVRANCE DE GUSJ'A VE FLOURENS

Un incident important se produisit dans la soirée. Deux militants, Henri Place (Varlet) et Amilcare Cipriani, s'étaient rendus, dans la journée, à la prison de Mazas, munis d'un permis de visiter. Ils venaient voir Gustave Flourens,

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nationale «pour défendre Paris «.La VOICI.

Le conunandanl supérieur des gardes nationales de la Seine :

Celte nuit, une poiçnée d'agitateurs a forcé la prison de Mazas et délivré plusieurs prévenus, parmi lesquels M. Flourens.

Ces mêmes hommes ont tenté d'occuper la mairie du vin"-tième arrondissement, et d'y installer l'insurrection ; votre commandant en chef compte sur votre patriotisme pour réprimer cette coupable sédition.

Il y va du salut de la cité.

Tandis que l'ennemi la bombarde, les factieux s'unissent à lui pour anéantir la défense.

Au nom du salut commun, au nom des lois, au nom du devoir sacré, qui nous ordonne de nous unir tous pour défendre Paris, soyons prêts à en finir avec cette criminelle eni reprise: qu'au premier appel la garde nationale se lève tout entièrej et les perturbateurs seront frappés d'impuissance.

De bonne heure des groupes se formèrent sur la place de l'Hôtel-de- Ville. Il y avait beaucoup de femmes, quelquesunes très exaltées, très révolutionnaires. Louise Michel était là, en costume de g-arde national, portant crânement le képi, avec le chassepot en bandoulière. Elle fit d'ailleurs le coup de feu. Des g-ardes isolés, la plupart sans armes, stationnaient, commentant l'affiche de Clément Thomas regardant avec inquiétude les fenôtres closes et les portes barricadées de l'Hôtel-de-Ville. De temps en temps, on se montrait un mobile, arec son fusil, pa.ssant la tête par les vasistas des bureaux, à l'entresol.

Le gouvernement averti avait pris ses mesures. Le préfet depolice. Cresson; avait demandé du renfort à Vinoy. Celui-ci avait aussitôt fait rentrer dans Paris les meilleurs régiments de ligne à proximité, notamment ceux de la brigade Valentin. Le 109* et le 1 10'^ de ligne évacuèrent précipitamment les deux redoutes des Hautes-Bruyères et du Moulin-Saquet, qu'ils avaient défendues pendant toute la durée du siège. Les Prussiens auraient pu s'en emparer sans grands risques, ce jour-là, et notre front défensif du Sud se trouva dégarni jusqu'à la fin des hostilités. Le 3°

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