NA UX
L'afFaire pouvait être considérée comme finie, et l'émeute probable comme avortée, vers deux heures et demie de l'après-midi. Le combat, à cette heure déjà tardive en hiver, n'avait pas même commencé, faute de combattants. Tout à coup, des clameurs s'élèvent de la place, mêlées à des vivats, à des sonneries de clairons, au bruit de tambours battant la charge. Ce sont des compag-nies du XIV° arrondissement (Vaug-irard) qui viennent se rans"er sur la place, face à la grille. Un jeune homme énergique, Sapia, ex-chef de bataillon, les commande. Il n'a pas son uniforme de commandant. Presque en même temps, un bataillon du IV« arrondissement (quartier Saint-iMerry) débouche par la rue du Temple; puis le loi» bataillon (la Maison-Blanche i3«), commandé par Duval et Sérizier, arrive, par le Pont d'Arcole. Bientôt deux cents hommes environ sont signalés dans la rue de Rivoli. C'est le contingent, bien réduit, des Batignolles, ayant à sa tête Benoît Malon, adjoint, ceint de son écharpe. En passant devant le café du Gaz, les BatignoUais avaient aperçu et acclamé lîlanqui. Celui-ci, encouragé, avait alors quitté .sa retraite, et s'était avancé sur la place. Le vieux révolutionnaire .se reprenait à espérer. 11 augura mieux de cette journée, si mal commencée, et qui jusque-là paraissait se borner à des vociférations impuissantes, à des protestations inutiles. 11 se montra donc. Posté à l'angle de la place, entouré d'un petit
LE DIX-HLIT MARS
noyau de fidèles, il se prépara à donner enfin le signal du
"ratil donné? S'illusionnant sur la force réelle des .nsuri abusé par l'arrivée de ces bataillons déterm.nes excité par Sapia Sérizieret quelques autres qu. dcplora.en es pourparlers des délégations, et se montraient >n,pat,en ts de Lre parler la poudre, Blanqui,sur qm touscompta.ent qli avait'seul de'raulorité n,orale, a-t-d levé la ma.n ou ouvert son parapluie, comme pour l'attaque du post de la VUleUe? Point obscur. Il est possible que Blanq.n a.t voulu
brusqueries événements et -^^S^^ ' •'^'^^7:, '^HacZue assez dans sa mentalité, et l'on retrouverai là sa tact.que favorite, mais la preuve de cette mU.at.ve manquc^^ Des
coups de feu partirent tout à coup, et 1 on ne sait d ou Les partis se sont renvoyé l'imputation d'avo.r commencé
le feu. Arthur Arnould, qui était présent, dit :
d'enfants, qui couvraient la place {loc. cit., p. 7(.,.
Louise Michel, témoin également, émet la même opi-
mon:
puis un coup de teu partit, is>o t. Moins au v
lusillade compacte balnyaiUa place... (/oc.c.<..p. W-).
Gustave Flourens attribue aussi le premier coup de feu aux défenseurs de l'Hôtel-de-ViUe.
Les témoins entendus dans l'enquête P-l-"-ta.n> . comte de Le,se, commandant .'J" ^'f ^.„^,^ .^^^'^ , ' colonel Vabre, commandant militaire de l Hotel-de-V.lle Cresson, préfet de police, sont au contraire tous d accord
pour désigner les gardes nationaux comme ayant tiré les premiers, et provoqué ainsi la riposte meurtrière. Leur déposition peut paraître suspecte, ces témoins étant trop intéressés, par esprit de parti, à rejeter sur des adversaires la provocation.
Il y a des motifs plausibles pour admettre que le premier coup de feu soit parti des rang-s des manifestants. D'abord l'état des esprits, la mentalité insurrectionnelle des g'ardes nationaux, et peut-être aussi la surexcitation d'individualités armées, éparses dans la foule, peuvent fort bien expliquer ce coup de feu isolé, dont parle Louise Michel, qui était là, au premier rang-, et qui a pris part à la fusillade. Un coup de feu hasardeux pouvait amener la collision, qui, jusque-là, .semblait évitée, ce dont quelques-uns devaient se montrer désappointés. Il y avait aussi le souvenir, chez les vieux insurgés, du fameux coup de pistolet, tiré, dit-on, par Lagrange, qui, ranimant l'émeute éteinte, commença la révolution triomphante du 24 février i848. Ensuite il peut s'être produit comme une décharg'e spontanée et irréfléchie, le fait d'un doigt fiévreux et impulsif se posant sur la gâchette. Cela s'est vu dans des bagarres analogues, et l'événement n'a rien d'improbable. Personne, en tous cas, dans les rangs des manifestants, ne s'est vanté d'avoir tiré ce coup de feu-signal, alors que, deux mois plus tard, il n'y avait nul danger à faire cet aveu, mais même avantage et mérite à passer pour le premier assaillant de l'Hôtel-de-Ville.
Ce qui permettrait d'attribuer aux mobiles les premiers coups de Feu, c'e^t qu'au moment de la décharge terrible des bretons la place était ensore pleine de monde, avec des femmes, des enfants, des curieux sans armes, comme le prouve le nombre et la qualité des victimes. Il est vraisemblable qu'avant de commencer le feu les gardes nationaux
LE DIX-HUIT MARS
se seraient préoccupés d'écarter ces non-combattants Ne Weut-ils U fait que d'eux-mêmes ces non- combattants efsscnt éloi,nés,avec terreur,cn voyant '- gan - app. ter leurs fusils. Une autre explication v.en ^ UPP^ ^J '^ version imputant aux bretons l'uutmt.ve de ^^^^f^^^ leurs chefs ceux qui devaient commander le feu, le corn e de Le.- chef de bataillon des mobiles du F.mstère, et e colonel vibre, commandant militaire ^" P^l-^'^-^-P;;, ^nés de l'adiudaat-major Bernard, se trouvaient, en cet Cant iitiq^ue, en delors de l'Hôtel-de-ViUe Les portes étalent fermées. Le comte de Legge et le colonel Vabre frapT'rent pour se faire ouvnr. En attendant qu un batUn rr:tr'oulert, au sifflement des balles,ils -jeteren a p ventre L'adiudant-major Bernard, qui cognait a une autre ;: ;: pUis U à la pirte centrai surélevée e P us.eur Segrés fut atteint d'une balle et tomba. Il est fo.t p oba ble qui si les cardes nationaux eussent tire les P^e---' ^« coml de Le^ge et le colonel Vabre e-sent et rapp par les balles, comme l'adjudant Bernard, sans avoir eu le :Tdesejeterà plat ventre. Ceux-ciétaientse.dsenvue
puisque tout l'Hôtel-de-VlUe était ferme, barricade, e que L Ul es, dont on retrouva par la suite les traces, tu-ees ;:. iL .ardes nationaux, ne touchèrent qu'à une certaine Eauteur^les murailles, car II faut retenir ceci que sau 1 ad- ■TaL Bernard, Il n'y eut aucune victime parmi les defenceurs de IHôtel-de-Ville.
M Alfred Duquct, très hostile aux manifestants, racon e cependant, d'après les document qu'il a -nsu tes J- « 1 colonel Vabre et le commandant de Legge s etlorça.ent de dtontrer aux émeutiersl'inutilitc de l-;tentat.ve, quand Us voulaient escalader les grilles et pénétrer da- e bât. n,ent municipal ». (Alfred Duquet : P«r,s. l tnsurrec tion du 22janvier,v SSgOPl»^ '°'" '^ ^'^ ''
•24 HISTOIRl DE LA COMMUNE BH 1 87 1
Les gardes nationaux du lOlo se déploient devant l'obstacle et tirent sur le colonel Vabre, le comte de Lcgge et l'adjudantmajor Bernard, qui, à découvert près d'une des portes du palais, s'emploient à calmer les émeutiers qui peuvent les entendre...
Il est bien invraisemblable que ce bataillon déployé ait fait, presque à bout portant, un fe\i de salve, sur trois hommes à découvert, tous visibles et exposés, avec lesquels on parlementait, et n'en aient atteintqu'un seul. Il est plus vraisemblable de croire que l'adjudant-major, qui n'avait pas l'autorité suffisante pour parlementer avec les délégués et les chefs debataillons, s'était tenu à distance de seschefs, et n'a pas eu la chance, comme eux, après s'être mis à quatre pattes, de se faire ouvrir la porte de l'édifice.
Arthur Arnould, qui se trouvait parmi les manifestants, affirme que la fusillade n'a été précédée d'aucune sommation. Il ajoute :
Je déclare qu'à ce moment il n'avait pas été tiré un seul coup de fusil par les gardes nationaux, et que leurs déléçfués, à cet instant même, parlementaient pour obtenir d'être introduits auprès des membres du gouvernement (c'est-à-dire auprès de l'adjoint Chaudey, seul présent à l'IIôtel-de-Ville). (Arthur Arnould, loc. cit., p. 71.)
Il est évident que le commandement de faire feu n'a pas été donné par Vabre ou par Leis^g-e, puisqu'ils étaient au dehors. Ils n'avaient pas davantag-e convenu qu'on tirerait sur un signe ou un geste émanant d'eux. Ils eussent attendu, pour donner ce signal, d'être rentrés et abrités- On a les noms des deux officiers bretons, qui dirigèrent la fusillade : le capitaine Gourlaouen, qui commandait au premier étage, .salle du Trône ou du Conseil, et le capitaine Le Stimuff, qui commandait à l'entresol. Ces deux officiers, en voyant leurs chefs discuter à travers la grille avec les
manifestants, qui sans doute en paroles et en gestes ne tardaient pas toute mesure, les crurent en danger ; ils les virent peut-être couchés en joue, et donnèrent précipitamment Tordre de tirer. L'adjoint Chaudey, chef supérieur, ce iour-là à riiolel-de-Viile, avait autorisé la troupe a laire usage de ses armes si l'on tentait d'envahir le palais. Or, dit Gaston Da Costa (admettant la version des gardes nationau.K tirant les premiers), <c Sapia et ses hommes essayaient de franchir la grille qui isolait le bâtiment ,>. (La Commune vécue, p. .54-) Les deu.^ capitaines ctleurs hommes ont pu prendre cette tentative de Sapia et des cardes du loi^commeun commencement d escalade. L cession s'offrait à eux d'user de la permission donnée par l'autorité civile, ilseuprcHtèrent, satisfaisanten même temps leuranimosité contre les « guerre à outrance... Ce qui vient à l'appui de cette hypothèse, c'est la présence d une foule devant les grilles, et aussi celle, au premier rang, du commandant Sapia: « A la première décharge, Sapia est tombé le Ion- des grilles, la tête fracassée .,,dit Gaston Da Costa. Il esllivraisemblable que ce chef de bataillon se fùtavance jusqu'aux grilles, où il parlementait avec le comte de Legge et le colonel Vabre, pour faire tirer ses hommes, sur un bâtiment fermé, barricadé, étant certain d'attirer la riposte des bretons à l'abri.
La décharge des bretons, qu'elle ait suivi ou précède celle des gardes nationaux, fut terrible. Le commandant Sapia les délégués Chataigniaud et Fontaine furent tues. Il y eut une cinquantaine de blessés ou de morts, parmi lesquels des femmes, des enfants. Du côté des bretons, quelques pierres de l'Hùtel-de-ViUe furent écornées et trouées. 11 y eut aussi un certain nombre de carreaux brisés
La foule inoffensive s'était dispersée, et quelques gardes nationaux, voulant courageusement risposter, se postèrent
derrière les candélabres de la place, s'agenouillèrent le long des tas de sable déposés parles cantonniers, et tirèrent vers les fenêtres de l'Hôtel-de-Ville. Les gardes du lOi" s'adossèrent au bâtiment de l'octroi, annexe de l'Hôtel-de-ViJle ; ceux qu'avait amenés Razoua ébauchèrent une barricade, avec un omnibus renversé, au coin de la rue de Rivoli. M. Cresson, préfet de police, à la tête d'une brif^ade de sergents de ville, chargea les insurgés qui tentaient de construire la barricade, les dispersa, puis opéra des perquisitions dans les maisons de l'avenue Victoria, où s'étaient réfugiés des manifestants, au moment de la décharge.
Le préfet de police se porta ensuite au-devant du général Dargentolle, qui arrivait par le quai, avec la garde municipale et de l'artillerie. Il lui apprit que tout était fini.
La fusillade avait duré à peine im quart d'heure.
Cetteéchauffourée n'eut de gravitéque parles décharges, absolument inutiles, des bretons, car, quelle que soit la version qu'on accepte sur l'origine des premiers coups de feu, il est certain que les décharges se multiplièrent ; les gardes nationaux ne firent ensuite que riposter par un feu inoffen.sif, blessant .seulement les murailles, au feu plongeant et meurtrier dirigé des fenêtres du premier étage et de l'entresol par les mobiles abrités. La collision produisit peu d'émotion dans la ville, au premier moment. Beaucoup ignorèrent jusqu'au lendemain qu'il y avait des cadavres sur la plaie de Grève.
Jamais je n'ai mieux senti que ce jour-là, dit Francisque Sarcey, combien ce Paris était vaste, et quel univers c'était que cette grande ville. Il faisait beau temps, et c'était dimanche, en sorte que nous étions descendus, quelques camarades et moi, sur les boulevards. La population parisienne, qui fait toujours fête au soleil, s'acheminait, nombreuse et gaie, vers les Champs-Elysées. Nous rencontiùmes par hasard un ami, qui nous apprit qu'on se battait à l'Hùtel-de- Ville. Nous courûmes de ce côté ; sur notre
LE DIX-HUIT MARS
roule rieaquc des flâneurs indiftërents qui ne semblaient pas oTçonner^u'on se ti.ât des coups de fu..l, à "■^/''-"^^.^^^ là.rmesureque nous approchions, la physionomie des ru c^^^^^^ ireoit sensiblement: partout des groupes animes, des orateurs en E vent, une Coule très houleuse qui roulait yerslclieu du com- £,. Nous traversâmes laplace, derrière les vo.turesd ambulance qui emportaient les blessés, et rencoatràrnes l*: P-f«\f . f ^^; M Cresson, qui nous fit passer de l'autre cote ; car deja les Lupes arrivaient et formaient un cordon autour de eme^ute vaincue. Nous étions sur la rive gauche ; la, sifflaient les obus prussiens, tandis que grondaient les canons de -^/-'^i; , f; chaient à leur répondre. C'était un tonnerre incessant d artillerie. NoTr montAme' les quais, presque déserts et, par le pont des Arts nous débouchâmes sur la place du Theâtre-trançais.
Se foule considérable sortait du théâtre, où l'on avait ,,oue ce jour-là te Mariage de Figaro.
(Francisque Sarcey, le Siè<fe de Paris.- Ed. Lachaud, ParU, .87 ■>
Parmi les prisonniers arrêtés dans les maisons de l'avenue Victoria, se trouvait Serizier, le commandant du ,o.« bataillon, Le colonel Vabre voulait le faire fusiller sur place, mais Jules Ferry, qui venait d'arriver à l'Hôtel-de- ViUe s'v opposa. Gustave Chaudey n'avait plus à intervenir, le mlir"e étant présent. Il a pourtant porté le poids du sang versé. On ne lui sut pas gré, par la suite, de son énergie intempestive. On lui contesta môme la vigueur, qui devait lui être imputée à crime et provoquer son supplice.
L'attitude de Chaudey avait été fort piteuse, dit M. Alfred Duquet II n'avait su que dire au commandant de Legge . « évitez de faire feu. » H l'avait répété plus de dix fois.
(.Ufred Duquet. l' Insarrection du 32 janvier, p. 347.)
Chaudey avait cependant télégraphié à Jules Ferry, au moment de la fusillade, pour demander du renfort. Mais cette demande peut se justifier par le désir légitime d empêcher le palais, dont il avait la garde, d'être envahi. Les
renforts, conduits par Jules Ferry et le général Dargentolle, arrivèrent, comme on l'a vu, quand tout était fini.
Jules Ferry, en reprenant son fauteuil de maire, s'empressa de rédiger la dépêche suivante aux commandants des neuf secteurs :
Quelques gardes nationaux factieux, appartenant au 101e de marche, ont tenté de prendre l'Hôtel-dc-Ville. Ils ont tiré sur les officiers de service et blessé grièvement un adjudant major de la garde mobile. La troupe a riposté. L'Hôtel-de-Ville a été fusillé des fenêtres des maisons qui lui font face, de l'autre côté de la place, et qui étaient d'avance occupées. On a lancé sur nous des bombes et lancé des balles explosibles.
L'agression a été la plus lâche et la plus odieuse, d'abord au début, puisqu'on a tiré plus de cent coups de fusil sur le colonel et ses officiers, au moment où ils congédiaient une députation admise un instant avant dans l'Hôtcl-de-Ville. Non moins lâche ensuite, quand, après la première décharge, la place s'étanl vidée et le feu ayant cessé de notre part, nous fûmes fusillés des fenêtres en face.
Dites bien ces choses aux gardes nationaux, et tenez-moi au courant si tout est rentré dans l'ordre.
La garde républicaine et la garde nationale occupent la place et les abords.
Le ton emphatique de cette dépêche, les exagérations et les erreurs de fait qu'elle contient prouvent que, ce jour-là, Jules Ferry, si maître de lui au 3i octobre, n'avait pas tout son sang-froid, et ne gardait point sa mesure habituelle.
Les bombes et les balles explosibles n'existèrent que dans l'imagination de Ferry. Où les gardes nationaux se seraientils procuré des balles explosibles, dont nulle part on ne trouva la trace, dans les arsenaux ni ailleurs, durant les combats du siège ? Ferry reproduit là, sans nécessité, une calomnie propagée par les journaux prussiens. Quant aux bombes il n'y avait ni mortiers ni canons sur la place de l'HOtel-de- Ville. Les troupes du général Dargenlolle venu
LE DIX-UUIT MARS ' ^9
avec Ferry, après la fusillade, avaient seules de l'arlillerie. L'invraisemblance des cent coups de fusils tirés sur le colonel Vabre et ses officiers « au moment où ils congédiaientune dépulation admise un instant avant dansl'Hôtel-de-Ville » est évidente. Les gardes nationaux eussent-ils tiré sur ce groupe, au hasard, au risque de tuer les délégués, leurs amis?
Le gouvernement afficha le lendemain la proclamation suivante, aussi violente de ton et contenant une allégation absurde :
Un odieux crime vient d'être commis contre la patrie et contre la République.
11 est l'œuvre d'un petit nombre d'hommes qui servent la cause de l'étranger.
Pendant que l'ennemi nous bombarde, ils ont fait couler le sang dj la garde nationale et de l'armée, sur lesquelles ils ont tiré. Oue ce sansç retombe sur ceux qui le répandent pour satisfaire leurs criminelles passions.
Le gouvernement a le mandat de maintenir l'ordre, l une de nos principales forces en face de la Prusse.
C'est la cité tout entière qui réclame la répression sévère de cet attentat audacieux et la ferme exécution des lois. Le Gouvernement ne faillira pas à son devoir.
11 est impossible d'admettre cette affirmation. Les patriotes, qui s'insurgeaient pour protester contre l'inaction du gouvernement, et qui voulaient ôter le pouvoir à Trochu et à ses complices pour interrompre leurs négociations avec les Prussiens, no pouvaient être sérieusement accusés de p^icliser avec l'étranger.