‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 2)Chapitre 47 sur 107 · STATUTS DE LA FÉDÉRATION · texte numérisé non relu

STATUTS DE LA FÉDÉRATION

Dans une réunion générale subséquente, le ^^févner au Tivoli-Waux-Hall, fut complétée 1 organi ation d. la "Inationale.Les statuts furent adoptés, et la fédération se constitua sur les bases suivantes :

La Fédéraliou comprend l'assemblée générale des délégués, le cercîe de bafillon, irconseil de lésion, e — cen a, ^^^^

L'Assemblée, générale est formée de ^t" trois Jeie^ue chaque compagnie, sans distinction dç g-ad. ^ d^un^^^ par bataillon élu par les ofhc.ers , 3 '^'^ ^''\ . ■ ^ l^^ssem-

Le cercle de bataillon est forme : 1» du delcgue a ,lee^ené.a.e; 2» de deux «iélegués P- compagn e 3 e. 1 c,^f

de bataillon, élus sans distinction de grade ;2o des chefs de bataillon de l'arrondissenient.

Enfin le Comité central est formé de : 1" 3 délégués par arrondissement, élus sans distinction de grade par le conseil delé^-ion; 2o d'un chef de bataillon par légion, délégué par ses collègues.

Cette org-anisatioD, ing-énieuse et simple, déférait, on lo voit, le pouvoir à l'assemblée g-énérale des délég-ués. C'était le sufl'rag-e universel qui nommaitses délég-ués. Eux-mêmes formaient un second collège électoral; le Comité central qui, en était l'expression supérieure, était nommé par un suffrage à trois degrés. Il n'y avait rien de révolutionnaire dans ce système, mais la participation des délégués, élus sans distinction de grade, contrebalançait l'influence, toutefois fort grande, des chefs de bataillon dans le comité central. Le caractère démocratique dece comité fut, par la suite, démontré par les choix qui présidèrent à sa composition. Ainsi qu'on le verra plus tard, très peu de ces chefs du comité central furent élus membres de la Commune. Il y eut même là un dualisme fâcheux, une compétition féconde en heurts et en conflits, cause de faiblesse et d'impuissance des deux pouvoirs rivaux, dont l'un était superflu.

Il faut considérer comme de simples vœux, comme l'éventuelle adoption d'un système militaire nouveau, très contestable, mais dont la pratique immédiate n'était pas réclamée, cette déclaration de principes, inscrite en tôte des statuts : que les armées permanentes devaient disparaître, pour faire place aux milices. C'était là, avant la g-uerre, un des articles fondamentaux du programme républicain. Les événements l'avaient fait relég-uer dans l'armoire aux utopies. On l'en a tiré de nouveau de nos jours, sans grand succès, bien qu'il soit conforme à l'esprit et aux mœurs d'une république démocratique. L'état actuel de l'Europe, et les armements sans cesse plus forts et plus

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LE DIX-HL'IT MA.nS

n^enaçants de l" Allemagne, le maintien de la Tnphce ne rreuent guère d'envisager son applicaUon prochame^ Tes^rdes n'alionaux de 71 n'apportèrent .ra.lleurs qu un h.tér6t relatif à cette partie doctr.nale de eurs statuts, et "; virent, comme dans l'aholitlon de a conscr.p^n d/crétée ensuite par la Commune, qu'une déclara n théorique dont l'application, comme sous la Révolution fran aise la constitution de l'an II, serait renvoyée a époque le la victoire définitive et de la pacificaUon Ç-»^- -

Dans la réunion plénière du \\aux-Hall, le i3 ma s, présidée par Raoul du Bisson, personnage équivoque, les d Iws de chaque arrondissement apportèrent leurs procèt: rbaux et Indats. Après cette vérification sommaire dt leurs pouvoirs, ils élurent t-s membres 'par arrondissement, :qui devaient former le Comité Central, destine, a qudquès jours de là, à devenir le gouvernement provisoire

'^l!:tlïï:r;l^ntaient .5 hataillons.Les arrondis.

setlnts qfi n'avJient pas envoyé de ^él%« J- «^ ^^Mconséquent, restèrent h cette époque en dehors de la edé ration étalent les: ." (Louvre); .' (^^ ^°"^^^^' ' .J^^^^^ bourg Saint-Germain); 8» (Ghamps-hlysées) , 9* lOp .'"a- T(Passy) • .r (Balignolles). Plusieurs de ces anond.sse- ^^ ïïlJnLsL modéré., fournirent les^^en^^ de la résistance bourgeoiseavec les maires et ^ amiralbais set, entre le .8 mars et la proclamation de la Commun ^ La plupart se rallièrent ensuite, au moms en partie, a la

""lillc'éUit la force militaire dont Paris disposait, au moment où l'assemblée de Bordeaux votait la paix, accor- 7TZ Prussiens l'entrée limitée dans Paris, et se préparât à venir, à Versailles, menacer la République et provoquer las Parisiens.

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