‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 2)Chapitre 57 sur 107 · I.E DIX-HUIT MARS · texte numérisé non relu

I.E DIX-HUIT MARS

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■"^'c^^f ÏS^uSfÏsire. il faut voter cette loi inique, irréfl.- "^l r^^i::'or;eut ra«.rmir le crédit, si on veut sauver la situation, il faut accorder du temps.

On ne voulait ni raffermir le crédit, ni sauver la situation ml exaspérer les commerçants, les employés, dans ' spoMue cett'e classe moyenne, sans aller toutelo.s jusan ■ une prise d'armes, dont la détourna.ent son tempe- Tmen s s habitudes prudentes, sa timid.té et son res- ^;;:;;îLredesJetdesatttoritésétaldies,^^^^ verait les résistances révolutionnaires. Peut-être les plus

dlLlinés de ces mécontents y V^^^^^^^^'^^r^ par conséquent Tinlervention armée, jus thant la répres !lon cherchée. Le gouvernement fit donc la sourde oretlle.

et la loi de Dufaure fut maintenue, malgré les protestations (les intéressés, et malgré l'affirmation populaire « qu'elle était désastreuse et inique ».

Le plan conçu par Thiers se déroulait méthodiquement. Les ministres Dufaure et Jules Favre avait été pressentis, et leur adhésion se manifestait. II ne pouvait y avoir de doute pour Dufaure que la loi des échéances qu'il proposait, qu'il faisait voter, exciterait, en l'accablant, la population commerçante de Paris. Ernest Picard était aussi entré dans la pensée de Thiers en supprimant les journaux. Jules Favre parut bien la comprendre quand il indiqua, comme une mesure urg-ente et utile, la reprise des canons de la garde nationale.

Il écrivait, huit jours avant la tentative du i8 mars, en félicitant Thiers de sa nomination comme chef du pouvoir exécutif :

Paris, 10 mars, minuit.

Cher président et ami, le Conseil vient de recevoir avec une grande joie la bonne nouvelle du vote de l'Assemblée.

Ce soir, nous avons arrêté la suppression de cinq journaux, qui prêchent chaque jour l'assassinat : le Vengeur, le Mol d'Ordre, la Bouche de Fer, le Cri du Peuple, la Caricature.

Nous sommes décidés à en finir avec les redoutes de Montmartre et de Belleville, et nous espérons que cela se fera sans eft'usion de sang.

Ce soir, jujjeaut une seconde catégorie des accusés du 31 octobre, le conseil de guerre a cond.nmnc par contumace Flourens, Blanqui, Levraud, à la peine de mort, Vallès, présent, à six mois de prison.

Demain matin, je vais à Ferrières m'entendre avec l'autorité prussienne sur une foule de points de détail.

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