‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 3)Chapitre 37 sur 126 · DÉPÔT DE PROJETS DE LOIS DIVERS · texte numérisé non relu

DÉPÔT DE PROJETS DE LOIS DIVERS

M. Lockroy déposa un projet établissant réiecllon directe dans la garde nationale, pour les sous-ofKciers et officiers iusqu'au grade de capitaine, et à plusieurs degrés pour les officiers supérieurs et pour le général en chef. Ce dernier devait être élu par les colonels et les chefs de bataillons.

M. Minière déposa une proposition de prorogation de trois mois pour les échéances des effets de commerce telles qu'elles étaient réglées par la loi du lo mars. La proposition fut renvoyée d'urgence à l'examen de bureaux.

M Lefèvre-Pontalis fit son rapport sur la mise en état de siège du département de Seine-et-Oise. Louis Blanc en combattit les conclusions :

Il faut à tout prix, dit-il, éviter la guerre civile Le meilleur moyen de l'éviter, c'est de ne pas la provoquer L état de siège n'est pas une mesure de pure défense. 11 a cela de grave qu a "ous il paraît l'indication d'une politique de force. N'avez-vous donc pas vu que la force se brise parfois d«ns la main qu 1 emploie? L'esprit du pays demande une politique d apaisement. E .- L ce qui pourrait amener des collisions violentes Quant a mo, je suis certain que la vraie politique consiste à se placer dans une voie d'union.

Le général Trochu,se sentant à l'aise au milieu des pacifistes a^vant si facilementsatisfait aux exigences de la Prusse, prit la'parole pour déclarer que la loi sur l'état de siège, une loi de la République, volée en i848, lit-il remarquer, n'était pas une loi de force, mais :de protection, puis il fit une diversion pour déplorer le sort des généraux Clément Tho-

mas et Lecomte, et demander que leur mort fiU eoiisiJérée comme un deuil national.

M. Turquet raconta d'une façon mrlodiamatique son arrestation et celle du général Chanzy à la çare d'Orléans, et après une proposition du général Martin des Palliéres d'envoj'er les députés de Paris réclamer le général Chanzy, acceptée par Langlois et Schœlcher, mais écoutée sans enthousiasme par leurs collègues, la séance fut renvoyée au lendemaiu mardi à midi.

Cette première séance fut donc assez insignifiante. M • Thiers n'y assistait pas.

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