PRÉPARA T/OM DES ÉLEC FIONS
Pendant que les pourparlers avaient lieu entre Paris et Versailles, et durant ces négociations, qui prenaient tou te une semaine, bien employée par M. Thiers à mettre g-arnison auMont-Valérien,à rassembler des gendarmes, troupes sûres, et à réorg'aniser des rég-iments avec les soldats rapatriés, le Comité Central à Paris s'eflbrçait de convoquer les électeurs directement. Il reculait d'un jour la date primitivement adoplce.
Le 22 mars, il publiait un arrêté disant :
Le Comité Central, n'ayant pu établir une entente parfaite avec les maires, se voit forcé de procéder aux élections sans leur concours.
En conséquence, le Comité arrête :
Les électeurs de la ville de Paris sont convoqués, le jeudi 23 mars 1871, dans leurs collèges électoraux, à l'ell'et d'élire un Conseil Communal de Paris. Les élections se feront dans chaque arrondissement par les voies d'une Commission électorale nommée à cet effet par le Comité Central. Le Comité Central remet aux mains du peuple de Paris le pouvoir tombé de mains indignes.
La publication de ce décret fut complétée, interprétée
plutôt, par une note publiée par le Journal Officiel, où il était (lit que Paris avait le droit incontestable de procéder aux élections d'un Conseil Communal, de s'administrer lui-même et de veiller à la liberté et au repos public a l'aide de la garde nationale, composée de tous les citoyens élisant directement leurs chefs par le suffrage universel. Cette note se terminait ainsi :
C'est aux électeurs et aux gardes nationaux qu'il appartient de soutenir les décisions du gouvernement, et d'assurer par leurs votes, en nommant des républicains convamcus et décides, le salut de la France et le salut de la République.
Demain ils tiendront leurs destinées dans leurs mains et nous sommes persuadés à l'avance qu'ils feront usage de leurs droits.