‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 3)Chapitre 64 sur 126 · PROCLAMATION DE L'AMIRAL SAISSET · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DE L'AMIRAL SAISSET

L'amiral Saisset avait accepté le commandement que lui offrait M. Thiers. Cette offre était faite pour continuer à amuser les Parisiens, et aussi pour inquiéter le Comité Central, en lui faisant craindre une résistance sérieuse à l'intérieur de la ville. M. Thiers pensait le détourner ainsi de Versailles. L'amiral se rendit donc à Paris et adressa à la garde nationale la proclamation suivante :

Investi du commandement en chef des gardes nationales de la Seine, et d'accord avec MM. les maires de Paris, élus par le suffrage universel, j'entre en fonctions à parlirde ce jour.

Je n'ai d'autre titre à l'honneur de vous commander, mes cherg concitoyens, que celui de m'ètre associé à votre héroïque résistance en défendant de mon mieux contre l'ennemi, jusqu'à la dernière heure, les positions et les forts placés sous mon commandement. M'appuyant sur les chefs de nos municipalités, j'espère arriver, par la persuasion et de saçes avis, à opérer la conciliation de tous sur le terrain de la République ; mais je guis fermement résolu à donner ma vie, s'il le faut, pour la défense

de l'ordre, le respect des personnes et de la propriété, comme mon fils unique a donné la sienne pour la défense de la patrie.

Groupez-vous autour de moi, accordez-moi votre confiance et la République sera sauvée. Ma devise est celle des marins : Honneur et Patrie.

Le vice-amiral, membre de l'Assemblée, commandant en chef des gardes nationales de la Seine. Paris, le 28 mars 1871. Saisset. »

Les Amis de l'Ordre allaient avoir un chef, mais quel chefi

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