‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 3)Chapitre 97 sur 126 · S/G.VATURËDE LÀ CONVENTION PAR LES DÉPUTÉS · texte numérisé non relu

S/G.VATURËDE LÀ CONVENTION PAR LES DÉPUTÉS

M. Tirard, fort de l'approbation du chef du pouvoir exécutif, signa donc, et fit sig-ner par ses collègues Louis Blanc, Edgar Quinet, Peyrat, Henri Brisson. Langlois, Greppo, Edmond Adam, Martin Bernard, Brunet etMillière, le texte de la convention que lui avait apporté de Paris le secrétaire de la mairie du II*. Il y joignit la lettre suivante, adressée aux habitants du II« arrondissement :

Chers concitoyens :

De grands efforts ont clé tentés par les municipalités de Paris, pour placer sur le terrain légal les légitimes revendications de leurs administrés.

Je me suis opposé pour ma part, autant que je l'ai pu, à tous les actes de violence, et je remercie la garde nationale du patriotique concours qu'elle a bien voulu me donner en cette cii^ constance.

Aujourd'hui, j'apprends, à Versailles où j'ai dû me rendre en toute hàtc, que, vu la aravité des ciixonstanccs et pour éviter toute effusion de sans, mes collègues, maires et adjoints de Paris, invitent les électeurs à procéder demain à l'élection des membres du conseil municipal.

Convaincu de l'iinminenle nécessité de celte mesure, et voulant à tout prix conjurer la guerre civile, je viens de signer, avec plusieurs députés de Paris, une demande déposée par mon collègue Louis Blanc, tendant à obtenir une déclaration par laquelle l'Asseuibléc nationale reconnaît: « Qu'en prenant en toute

connaissance de cause le paiti que leur imposait la plus alarmante des situations, les maires et adjoints de Paris ont agi en bons citoyens ».

Cette proposition a été renvoyée à la commission d'initiative parlementaire, et, en attendant qu'il ait été statué sur son sort, je déclare m'associer à la convocation par laquelle les maires et adjoints invitent les électeurs de Paris à procéder demain à l'élection du Conseil municipal.

Le maire du II« arrondissement, représentant de la Seine

P. TlRARD.

En même temps Louis Blanc remettait à l'envo^'é de la mairie le texte de sa proposition faite à l'Assemblée, pour faire reconnaître par elle que « les maires et adjoints avaient agi en bons citoyens ».

M. Tirard revint à Paris, à huit heures du soir, et voyant affiché le texte de la Convention, tel qu'il avait éià donné à composer par le Comité Central, charg-ea M. Loiseau-Pinson, adjoint, de faire imprimer et afficher le premier texte. Ce qui fut fait.

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