‹ Histoire de la Commune de 1871Chapitre 39 sur 95 · FIN DE LA GUERRE CIVILE EN PROVINCE · texte numérisé non relu

FIN DE LA GUERRE CIVILE EN PROVINCE

Avec la prise de la préfecture de Marseille par les troupes du gouvernement, la guerre civile était finie en province. En réalité, il n'y avaiteu que deuxou trois tentatives sérieuses de soulèvement. La Commune, c'est-à-dire un gouvernement révolutionnaire local, adhérant au gouvernement communaliste parisien, n'avait pu s'étiiblir nulle part. Il y avait eu, sur certains points, des rassemblements tumultueux, des prises d'armes, et les autorités régulières avaient été expulsées, contraintes à céder momentanément les préfectures, les mairies, à sortir même de la cité avec les troupes, comme à Marseille, mais bientôt elles étaient rentrées en possession de leurs pouvoirs et de leurs locaux. Il y avait eu collision ou combat à Marseille, à Narbonne, à Toulouse, à Saint-Etienne et à Lyon, mais ces journées furent peu sanglantes. Des meurtres, comme celui de M. de l'Espéeà Saint-Etienne, du colonel Billet à Limoges, étaient des faits isolés, accidentels aussi. Ils servirent de prétexte aux représailles disproportionnées. Au moment même ou Marseille se rendait, sous les obus des batteries de Notre- Dame de la Garde, le canon tonnait au pont de Neuilly, au Mont Valérien, et la vraie guerre civile, la guerre entre Paris et Versailles, était allumée. Le feu, de part et d'autre,

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