‹ Histoire de la Commune de Paris en 1871Chapitre 102 sur 178 · DECRET M£ OTAGES · texte numérisé non relu

DECRET M£ OTAGES

La «sqiaraiM pcvvusui» a cbsct» ^rue. — INiwmhrfm^it des forces oommuiut- «f5^. — SUi. «n Jt- viLTjitr» Àf .ar!ii<« 4f Tersulies — Combflade Neuilly. — ;>fï*.nL« «* i-<c-«sw — I:* aM.-:à«fixc «ir TenaJJes. — Le mont Valé> -«t. ^ Vc;t<tc ï^' A Ti*LZi Âr lUe.^ — S«ci««ae actioB de Meudon. —

H . V)ov ^''ViKSfes^* . «Oi^ «( ?v^dft.&s. ~ IVâùae des fédérés Mort d« Ou-

^4» <\ M r.ua.^a:»w ^ c<ir^a.(^ r!:A;9f le o:inni.ivirBieiit des tn>apes de la v>awratt«f ^ v>r;&«^>;a 3i.de à . «nM« dt TersaJies. — Décoangeineat et ^in«r À Jà vV >ixji.Li«^ ~ ILtt ea«.-u.?e k »jr; des ticujics d*iuie mise en 9«iMv .n.v«4tt*«. - rtw:n« Âi î i«^- ^a^:» MM- TîiierSv F^tre, Picard, DullKnr. S ovir K '^'oii.fci.. — CiKrvc d»tfU|$«a^ — icjfwlé de celle mesure

IV^^Vi^ t\vv^r,;>a;uv: de U Gouimune^ deux oomniissions N^>4\>çsANxx5 *Vc^ i* c^nv nAtKHude, €4 pouTaîenU Jès le début, U Cji;ïv uv<;xv\r j^ lour ïtw en vertu de leurs attributions v^svvxtW : cV<.%k;x« la cotuoiisskHi militaire et la comuiis-

l a jMx^iï^îv^n'^ M^ vv.;r4x^5^\;: ie Ber^oret, Du val et Eudes, les ti\M5^ <:xMHTatt\ Ju Cvxwito: do Chardon, chef d étatHmajor de tHlXxtl^ lo tî^ ir,Ar$; rtnd\. commandant militaire de THôtel do x^îîo À la UK^nK^ d^to: IUn\ier, membre du Comité centi\xl, ol tM\nu>H^$ qm aoiVi'^ta le commandement d^une colonne d s^tta^uCv t\Hi> homuK^s d onorjrio et d action, membres du t\vuutv^ \viura) vHi dcwHK*^ à ses vues.

La commission executive, qui pouvait contrôler les actes de la commission militaire et arrêter l'exécution de ses ordres, se composait encore de : Eudes, Bergeret, Duval; de Félix Pyat, sur le caractère duquel il est inutile d'insister ; de Vaillant et Tridon qui, tous les deux, votèrent plus tard l'application de la loi des otages, et dont le premier écrivait dans ['Officiel de Paris du 27 mars : « La société n'a qu'un devoir envers les princes : la mort ; elle n'est tenue qu'à une formalité : la constatation d'identité. » Enfin de Lefrançais, le seul qui fût relativement modéré, et qui donna sa démission de membre de cette commission.

Les plans les plus audacieux du Comité central devaient donc revivre dans ces commissions; et le compte rendu de la séance du 24 mars, séance dans laquelle le Comité décida qu'il romprait toute négociation avec les maires et qu'il ferait seul les élections, nous apprend ce qu'il pensait de l'éventualité d'une guerre civile. Assi, son président, résumait la discussion en disant : « La guerre civile peut être un crime civique.... dans les circonstances actuelles, elle est une nécessité fatale!... » Et Bergeret s'écriait : ».... Oui, rompons les négociations et préparons la lutte à outrance '. » A partir de ce jour, ces hommes ne perdent pas un instant. Du 28 au 31 mars, les ordres se succèdent avec rapidité. Les bataillons se réorganisent et envoient à la place leurs états d'effectif. Des renforts et des vivres, des munitionsy sont expédiés à Courbevoie ; un officier supérieur est chargé spécialement du secours et de la surveillance des avant-postes, de Courbevoie au Point-du-Jour. Les portes de Passy, Saint-Cloud, Auteuil, gardées encore par la garde nationale d'un arrondissement douteux, sont occupées, de gré ou de force, par des troupes dévouées; les autres portes sont fermées ; le mouvement des trains suspendu ; des réserves de dix-huit cents à deux mille hommes sont massées sur la place de l'Hôtel de ville et sur la place Vendôme. Bergeret adjoint à son état -major un escadron de cavaliers, pour faire le service d'estafettes, et stimule l'ardeur des gardes nationaux dans une proclamation emphatique:

!• Conciliabules de THÔVel de ville, 24 mai^ séance de nuit, p. 12 et 13.

»... ^iiuf E^^s iiH^ ii*îrnb CH il jiOîrH^ jf leprcKlaiiie iiffii liBin CL jrrsisnr» itt r- otm ^. iii» v5dœ àt fiîre, avec ti*** ifnmnt^ it^if ni^ ^ hik ?'H^i^. Biuxm ce Tnd sovflk rè-

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U est vrai que les forces conununales se composaient d'éléments [leu propres à inspirer une grande confiance. Le dénombrement en a été fait par un de ceux qui, n'ayant d'autre mobile que l'amour de la vérité, n'ont aucun intérêt à amoindrir ni à exagérer l'importance d'une situation.

Suivant ces renseignements, il y avait d'abord à l'état de volontaires, obéissant à V Internationale ou prenant le mot (rordrc du Comité central, un contingent de trente mille fi/lliérenU, pour la plupart fanatisés. C'était, à bien prendre,

la meilleure portion des troupes de la Commune, Tétat-major dans lequel on choisissait des chefs. Si, en regard de ce chiffre, on place les esprits faibles ou ignorants que Tinfluence pernicieuse du voisinage et de décevantes doctrines entraînent toujours après elles, on trouve un autre élément qui ne s'élève pas à moins de vingt mille hommes. Immédiate^ ment après, arrivent les déclassés, les fruits secs des diverses professions, avocats sans causes, médecins sans clientèle, journalistes sans public, peintres sans nom, ingénieurs de tabagie, officiers rebutés, commerçants ayant mis la clef sous la porte, faillis non réhabilités, ivrognes incorrigibles. Cela fait encore vingt mille hommes. On porte à trente mille la section des ouvriers sans épargne, descontre-mattrespeu avancés; des commis sans asile, des teneurs de livres jetés nécessairement sur le pavé par un cth^mage forcé, et qui ont considéré comme une providence le hasard de la révolution du 18 mars avec la solde de 1 fr. 50, la haute paye pour les femmes légitimes ou non, et le subside pour les enfants.

D'après le savant M. Frégier •,1a portion lapins importante et de toute façon la plus redoutable s'est recrutée dans un monde terrible, c'est-à-dire parmi les repris de justice, les forçats libérés, en rupture de ban ou tolérés, dans les existences excentriques, les bateleurs, les mendiants, les voleurs de profession et les receleurs. 11 a dû sortir de cet. ensemble pour défendre le drapeau rouge, trente-cinq mille combattants.

Vers le milieu d'avril, c'est-à-dire au plus fort de la lutte engagée contre Versailles, la Commune imagina, pour renforcer sa milice décimée, un nouveau mode de recrutement. Les citoyens Protot, Raoul Rigault et Ferré, revêtus d'écharpes rouges, se rendirent dans les prisons renfermant les détenus condamnés pour délits communs, les sodomites, les voleurs, les faussaires, les assassins. Des képis, des vareuses, des pantalons à bandes rouges furent donnés à ces réclusionnaires en échange de l'uniforme abject qu'ils portaient. On leur remit ensuite des fusils en disant : « Vous

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