‹ Histoire de la Commune de Paris en 1871Chapitre 111 sur 178 · M. de Pressonsé. Le 18 mars : Paris sous la Commune · texte numérisé non relu

M. de Pressonsé. Le 18 mars : Paris sous la Commune

gedines nos souvenirs. Sans nous connaître, nous étions en pays ami. Nous parldmes de son pore qui avait été un de mes anciens quand je vins au barreau, de son frère le colonel, qui a été mon camarade de collège à Saint-Louis. Puis, spontanément, sans qu'il me fit aucune question sur sa position, je lui dis comme aux autres (Mgr Tarchevéquc de Paris et M. Deguerry), ce que je savais et ce que j'espérais. Il m'écouta avec Tindifférence la plus sincère, souriant toujours et ayant Tair de penser : A quoi bon tout cela? Enfin il me dit : cr Je vous remercie beaucoup de ce que vous faites. « 11 en sera ce qu'il plaira à Dieu. S'ils veulent nous tuer, ils « en sont les maîtres. » Et, s'éloignanttout de suite de lui et de ce qui le regardait. « C'est une bien grande épreuve pour « le pays, me dit-il, et qui le sauvera. » Comme je lui exprimais mes doutes à cet égard : <^ Quant à moi, me dit-il avec « le plus grand calme, je ne doute pas, je suis sûr, je crois « fermement que la France sortira de là régénérée, et par « conséquent plus forte qu'elle n'a jamais été. »

M. Rousse lermino sa relation en ces termes : « Au boul d'une demi-heure, un peu moins peut-être, je me levai un peu gêné et ne trouvant pas grand'choseà dire à un homme î-i fermement trempé, et dont le courage me semblait si fort au-dessus du mien. »

GHAPJTRE VI

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