CHAPITRE IX
?t:'<*VXl<AT.OX DES FORCES DE L\ COMMUNE H ï;Ev .XSTlllTlOX l»E CELLES DE VERSAILLES.
LEtR RtPARTITIOX.
rK'.VRlS DE l"aRMEE FR.VXÇAISE.
i^.^ c^r?; c»; irSu K ;i.;s:rf : z:=i=:< oam mandant en cbef des troupes de la «Vatauî*. — îi 5V5.--:^ Je >*? crtsai^r el dPf rétablir la discipline. — JarosiAw IVcl^cv*>4>^ — Ke^r .licc des forces communales. — Dispositions rcsr<v;•x1^v ,>f* Sr. pfAT.i^v — In «.v-: lif ci^ia ttait impossible pour rariné« "V^-.ï.'r*?, — \*A rv* It N.*« :.T et d\\>2îèprs. — Combats d'artillerie. — ÎVsi,u;.%:« ie C*.><rci, — Vrixoe <-U:e de Rossel au pouvoir militaire. — ^:r-\»r;-;.v''c «f> xvn:r.;K-.*.'r:*nl*. — L? drapeau tricolore flotte sur le fort ù ,>*x. — K«>s:f«»I *>t irv,^ e; bienlv^t mis en liberté par Géranlin. — Un ^c: :u<r £:«'• ^«r Ko^^e — Er.*aê« tr:oa:pbale de l'armée à Versailles.
l^amllMomeal aux iKVrels de THùlel de ville el à Tagilalion iiUôrieure des partisans de la Commune, se produisaient des fails militaires qui ne devaient pas larder à dominer les ê\t^nemenls politiques,
Apr^s la déroute de Xeuilly, Vhèroïque Bergerel fut arrôlc comme Favaieiil été tour à tour Assi et Ch. Lullier, et on (it une enquête |Knir savoir comment sïMail exécutée la sortie; on voulait s'assurer si le général n*élait pas un traître. H nVM^tpas coupable uniquement du crime d'avoir été battu; on lui reprochait, d'avoir favorisé la gloriole on donnant à son état-major el au\ ofTiciei^s l'exemple d'un amour dérègle tlu galon. Le fait e>t que, toujours chamarré de dorure>, il res>emblail plus à un charlatan Torain qu'à un général de
république. En même temps, on conférait le commandement en chef des forces militaires au général Cluseret qui, avide de popularité, avait non-seulement juré de délivrer la République des galons, mais qui, en outre, prétendait que dans une démocratie bien organisée nul ne devait plus se parer du litre de général.
Cluseret avait la réputation d'être un assez bon officier. En Algérie, où il avait fait ses premières armes, il avait gagné le grade de capitaine. Une lettre publiée dans les journaux de VersaiHes, a raconté qu'il aurait été expulsé de l'armée pour fait de concussion, mais l'accusation n'a pas été prouvée. En quittant la France, il alla offrir son épée à TAmérique du Nord. On était au moment de la guerre de sécession : après quelques affaires d'éclat, il fut nommé général, et c'est ce qui lui valut le titre de citoyen américain. Il y a sept à huil ans, Cluseret revint à Paris et prit une part si active au mouvement démocratique, qu'H reçut l'ordre de sorlir de France. Après Sedan, on le vit effectuer son retour, mais pour s'éclipser complètement quand il fallut combattre les Prussiens : l'agitation folle était la seule passion politique dont il fût susceptible. II ne reparut qu'avec le flot de boue soulevé par la Commune, alors que ses appétits pouvaient se satisfaire à l'aise.
Général d'un talent ordinaire, Cluseret était un excellent organisateur. Sa première préoccupation fut de rétablir la discipline dans l'armée, ot de la réformer. De concert avec la Commission delà guerre, qu'il ne consultait pas toujours, il réorganisa ainsi les troupes de la Commune :
Rea'utement. — En abolissant la conscription, le gouvernement de l'Hôtel de ville avait décidé que tous les citoyens valides feraient partie de la garde nationale. L'état de guerre nécessitait un décret complémentaire qui parut le 4 avril :
« Font partie des bataillons de guerre, tous les citoyens de dix-sept à trente-cinq ans non mariés, les gardes mobiles licenciés, les volontaires de l'armée ou civils. >»
Trois jours après, un arrêté, signé de Cluseret, trop remarquable par sa logique pour ne pas trouver place ici, complétait l'ensemble des dispositions relatives au recrutement :
« CoDsidéraDt les patriotiques réclamations d'un grand nombre de gardes nationaux qui tiennent, quoique mariés, à l'honneur de défendre leur indépendance municipale, même au prix de leur vie, le décret du 4 avril est ain3i modilié : de IS à 19 ans, le service dans les compagnies de guerre sera volontaire, et, de 19 à 40 ans, obligatoire pour les gardes nationaux mariés ou non. J'engage les bons patriotes à faire eux-mêmes la police de leur arrondissement et à forcer les réfraclaires à servir. »
L'encouragement donné aux dénonciations venait donc de haut. Dans tous les arrondissements, la recherche des réfraclaires fut poussée activement, et elle prit dans les derniers jours et dans certains quartiers, le caractère d'une vérilable chasse à Thomme.
Conseils de (juerre et cours martiales, — Les réfractaires, les gardes qui refusaient de marchera Tennemi devaient être déférés aux conseils de guerre de légion. Ceux-ci n'ayant pu être organisés, on créa pour les remplacer une cour martiale unique, qui appliquait sa jurisprudence à tout acte intéressant le salut public. La procédure, les séances du conseil rappelaient celles des conseils de guerre ; mais Tinstruction était plus rapide et Taccusé n'avait pas à se pourvoir. Cinq membres de la Commune statuaient sur les condamnations à mort. (17, 25 avril.)
Pensions, — En môme temps, la Commune encourageait ses combattants en attribuant une pension de trois cents à huit cents francs, aux citoyens dont les blessures causeraient l'incapacité de travail, et une pension de six cents francs aux veuves et enfants des gardes nationaux tués pendant la guerre.
Solde. — La solde des ofQciers de la garde nationale appelés à un service actif, en dehors de l'enceinte fortifiée, était ainsi réglée (12 avril) :
Par jour. Par mois.
Général en chef". ...... 16 65 500 •
Général en second 15 » 450
1. La Commune avait cependant supprimé, depuis le 6 avril, le titre de général.