I. ORIGINES ET DÉBUTS
voirs à quatre degrés % représentant successivement la compagnie, le bataillon, la légion et enfin l'ensemble de la fédération ; hiérarchie dans laquelle le Comité central était le conseil supérieur, jugeant en dernier ressort, et le seul qui pût imprimer aux vingt arrondissements une même impulsion.
Rien de plus sage et de plus modéré en apparence que ces juridictions successives, si Ton s'en tient aux termes des statuts ^ Ck)ntenues les unes par les autres, . entourées de respect et d'estime, faisant triompher partout la justice, réprimant les abus, donnant l'exemple de la moralité, du patriotisme, de l'intégrité, elles eussent représenté l'idéal des conseils de famille daus le sens noble et touchant du mot.
Mais il ne s'agissait pas seulement de questions de vivres, de solde, d'habillement, de charité, toutes choses qui avaient été réglées pendant le siège, sans ce luxe de délégués et de réunions.
il y avait aux statuts une déclaration préalable : « La République est le seul gouvernement possible, elle ne peut être mise en discussion ; » et chaque membre du Comité central recevait, dès son élection, le mandat impératif suivant : « S'opposer à Venlèvement des canons^ s'opposer à toutes tentatives de désarmement^ repousser la force par la force. » Ce programme était affirmé, le 10 mars, dans une lettre adressée à XOpinion nationale^ et déjà ce Comité central, non constitué encore par des suffrages réguliers, s'était érigé en représentant des intérêts de la cité, sous les yeux du gouvernement qu'il insultait et qu'il défiait.
Quel fut alors le rôle de l'Internationale et quelle influence exerça-t-elle sur les décisions du comité? S'il est vrai,