‹ Histoire de la Commune de Paris en 1871Chapitre 14 sur 178 · Voir aui Archives les notes manuscrîles · texte numérisé non relu

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comme la dit M. Martial Delpii, et après lui M. le général Appert, que, depuis le 4 septembre, les circonstances avaient dispersé l'Association, les ouvriers déjà imbus de ses doctrines n'en étaient pas moins préparés par elle à la guerre sociale. Le bataillon était devenu pour eux un centre nouveau, qui leur offrait la possibilité d'exercer une action immédiate sur les événements. Si les réunions particulières leur manquaient pour propager leurs idées, ils trouvaient dans les bivouacs, dans ïeè clubs, les questions sociales sans cesse à l'ordre du jour.

Du reste, dans la première quinzaine de janvier, au moment où chacun prévoyait que le siège allait Qnir, les chefs de l'Internationale parisienne se préoccupèrent de reconstituer le gouvernement de l'Association, en réorganisant les sections et en se procurant dans la presse un organe de leurs idées et de leurs intérêts. Dans sa séance du 12 janvier, le conseil fédéral nomma un comité de rédaction, composé de dix membres, et qui fut chargé de tout ce qui concernait la création, le choix et la rédaction d'un journal. Dans celle du 19, un membre insista sur la nécessité de réveiller le zèle des sections et de les reconstituer là où elles étaient dissoutes : « On a fait, dit-il, des conseils de vigilance dans les arrondissements; cela a pu être utile en son temps, mais aujourd'hui il est urgent que tous viennent se grouper autour du conseil fédéral. »

Ce travail d'organisation se poursuit activement dans Le mois de février, et, le 1*' mars, Varlin fait auprès du conseil fédéral une démarche au nom du Comité central de la garde nationale qui venait de se reconstituer : « Il serait urgent, dit-il d'abord, que les internationaux fissent leur possible pour se faire nommer délégués dans leurs compagnies et pour siéger aussi au Comité central. » Puis il demande la désignation de quatre membres, qui auraient mission de se rendre au sein du Comité, de juger en quoi l'Internationale doit s'associer à lui et de venir ensuite renseigner le conseil fédéral. Six jours plus tard, on pouvait lire dans le Cri du Peuple : « Nous apprenons avec une véritable joie patriotique que tous les comités de la garde nationale fu-

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