CONCLUSION
U y a déjà cinq ans que nous avons coounenoé à écrire ces pages, où nous venons de retracer la généalogie politique des hommes de la Commune, leur tyrannie et leur Idche cruauté, le courage, la résignation, la splendeur évangélique de leurs victimes. Et en voyant avec quelle sanguinaire ingratitude la foule, ivre d'athéisme et d'alcool, a reconnu envers, les otages les services rendus au pay^ pai* les prêtres et les soldats,- une immense tristesse s'était emparée de nous : nous avions laissé notre oeuvre inadievée. Mais, témoin de ce que souffre la France à la tête et au cœur pour avoir oublié les horribles tx)ups du matérialisme révolutionnaire, nous avons voulu les rappeler à l'àme indignée de l'humanité et de la patrie, en y mêlant toutefois une dernière pensée de justice et de charité.
Souvenons-nous que ce n'est ni le bronze ni l'or qui font la grandeur d'un peuple, mais la justice : la justice, c'^st l'équilibre des forces, des passions et des vertus ; c'est la paix, c'est la gloire, c'est la loi de l'univers entier. Tous icibas invoquent la justice : justice! c'est le cri de tout ce qui respire, c'est le cri de la terre et des cieux ! Malheur à qui se soustrait à son empire! Elle est le droit, la propriété, le devoir, la liberté ; elle est la base et le sommet de tout ce qui est stable; quand elle est méconnue, l'homme tombe dans la fange, l'immense empire s'abat dans la poussière comme un colosse que son àme abandonne. De toutes les révolutions politiques et sociales qui bouleversèrent le monde, l'injustice fut le principe ou le prétexte; elle a rougi