JOURNÉE DU 18 MARS
ProclamalioQ de M. Thiers et des ministres. — La garde nationale refuse de se battre contre la garde nationale. — Exécution du plan adopté la veille. — Une très-grave négligence de Tétat-major. — Aveuglement des chefs, inertie de rintendance et indiscipline de Varmée. — La troupe lève la crosse en l'air et fraternise avec l'émeute. — Le 88* de ligne. — Nouvelle proclamation de M. Thiers à la garde nationale. — Raison de son abstention. — M. Thiers décide que le Gouvernement et Tarmée quitteront Paris pour se rendre à Versailles. — Sagesse de cette détermination. — Négligence et désertion presque . complète des fonctionnaires supérieurs. — * Dévouement et fidélité des serviteurs subalternes 4e TÉtat. — Ordre donné au général Vinpy de rallier toutes les troupes à Versailles. — Repentir des Parisiens. — Assassinat des généraux Lecomte et Clément Thomas. ~ Scènes sauvages. — Conduite de M. Clemenceau; ce qu'il faut en penser. — Toute la partie haute de la ville est en ébuUition. — Charles LuUier se met à la tête de la garde nationale. — Assi à l'Hôtel de ville. -^ L'insurrection s'empare des gares de chemins de fer. — Arrestation du général Chanzy. — Concessions du Gouvernement. — Destitution du général d'Aurelles. — Nouvelle affiche des ministres. — Le ministre de l'intérieur délègue l'administration provisoire de la ville de Paris à la réunion des maires. — M. Thiers annonce ces événements à la France. — 11 fait occuper le Mont-Valérien.
Le 18 mars, dès la pointe du jour, une proclamation^ signée par M. Thiers et par tous les ministres, était affichée sur les murs de Paris. On y faisait d'abord l'exposé de la situation :
« Des hommes mal intentionnés, sous prétexte de résister aux Prussiens, qui ne sont plus dans nos murs, se sont constitués les maîtres d'une partie de la ville, y ont élevé das retranchements, y montent la garde, vous forcent à la