‹ Histoire de la Commune de Paris en 1871Chapitre 47 sur 178 · Déposition de M.Héligon · texte numérisé non relu

Déposition de M.Héligon

projets les plas contradictoires étaient délmttus, l'influence de ceux qui voulaient organiser la résistance était incessamment contrariée par des hésitations ou le mauvais vouloir des conciliateurs à tout prix ou des ennemis cachés. De son côté, le Comité central comprenait l'énorme avantage d'attirer à lui la municipalité, dans laquelle il avait déjà des complices, et de Tabsorber. Quatre de ses membres, Yarlin, Antoine, Arnaud et Moreau vinrent, à onze heures du soir, demander aux maires de faire cause commune avec l'Hôtel de ville. L'assemblée municipale ne voulut pas accéder à cette proposition, et elle ne consentit même à entrer en arrangement avec le Comité qu'à la condition Tormelle qu'il livrerait l'Hôtel de ville, tous les ministères, la place Vendôme et que les gardes nationaux fédérés rentreraient doucement chez eux. Les délégués du Comité ne dissimulaient pas que leur proposition de partage devait être acceptée sur l'heure, parce qu'ils n'étaient pas sûrs de les faire maintenir si l'on discutait longtemps. La discussion se prolongea néanmoins ; elle fut vive et animée : (c Vous parlez de \oite élection, disaient MM. Schœlcher et Peyrat contestant l'origine du Comité central, rien ne la constate, où est votre titre? » A quoi lourde répondit : « Vous demandez un titre, nous avons d'abord la force*. »

Les délégués de l'Hôtel de ville voulaient que les maires, d'accord avec le. Comité, convocassent les électeurs pour le 22 mars, à l'efTet d'élire un conseil communal. Ils demandaient de plus que les maires et les députés de la Seine décidassent que tous les grades de la garde nationale seraient donnés à l'élection y compris celui de général en chef. Mais sur la proposition de M. Louis Blanc, ils proposèrent de rédiger en commun une affiche, pour annoncer à la population que les. élections seraient différées jusqu'au vote de l'Assemblée nationale sur la loi municipale, qui allait lui être proposée. Signer cette affiche eût été reconnaître le Comité central et laisser l'autorité indivise entre l'insurrection et les municipalités, en ajournant la restitution de l'Hôtel de

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