SES PRINCIPAUX ACTES
Le Comité triomphant s'occiipa aussitôt de Torganisation militaire et civile.
Il restait trente-cinq mille gardes nationaux environ, répartis inégalement entre deux cent dix bataillons, dont les cadres se trouvaient largement éclaircîs. Tout était à refaire. En haut de Téchelle, au contraire, il y avait surabondance de généraux, de colonels, de commandants, etc., partant, pas de direction. Il fallut suspendre, destituer les uns, donner des compensations aux autres, et, le lendemain des élections seulement, à la veille de remettre ses pouvoirs, le Comité décrétait en vue de projets ultérieurs dont nous verrons le développement, la création de vingt-cinq bataillons de marche, de vingt batteries de 7, de quinze batteries de mitrailleuses de marche, devant former le noyau d'une armée propre à tenir la campagne.
A Lullier, emprisonné après une scène violente au Comité, le 24 mars, succédèrent : Brunel , Eudes et Duval, réunis en commission militaire sous le contrôle du Comité.
« Ils avaient juré de rétablir l'entente sociale, » sans, déguiser leurs moyens : « On n'hésitera pas, disaient-ils, à affamer le peuple en séquestrant la Banque et la manutention; nous agirons et punirons sévèrement. Tout ce qui n'est pas avec nous est contre nous. »