‹ Histoire de la CommuneChapitre 10 sur 154 · Weill, 0. c · texte numérisé non relu

Weill, 0. c

manifeste, à l'occasion des candidatures ouvrières qu'ils réclamaient, à l'effet d'avoir des leurs au Corps législatif, revenaient énergiquement sur la conception de la lutte de classe*. La liberté relative des réunions non politiques aboutit à un déchaînement de controverses sociales, où proudhoniens, mutuellistes, fouriéristes, collectivistes exposaient leurs programmes économiques^. Sans collaborer désormais avec les agents du prince Napoléon, les ouvriers organisaient euxmêmes des œuvres prolétariennes : Varlin, la Marmite^ restaurant coopératif, et XdiSociétè des relieurs^ B. Malon, la Revendication de Puteaux, Paule Minck, V Ouvrière j syndicat féminin 3. Briosne, candidat ouvrier, pouvait bien échouer, malgré la campagne de Yermorel, aux élections de 69 ; c'est que les ouvriers parisiens trouvaient nécessaire de -supprimer l'Empire d'abord, et de résoudre ensuite la question sociale. Mais ce point de vue ne les empêchait pas d'exiger tout de suite des réformes, en province, d'imposer leur volonté dans les grandes grèves de 69 et de 70, à Paris, de se grouper dans une Fédération des Chambres syndicales ouvrières.

! Ainsi l'Empire disparaît au moment où le prolétariat parisien, éduqué par ies théori-

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