J. 0. C, 9 et 1? avril
Commune à cet égard. Ce n'est pas tout. Les membres de la Commune eurent aussi la direction administrative des arrondissements qui les avaient nommés, en s'adjoignant à leur choix et sous leur responsabilité un commissaire pour l'expédition des affaires*; seuls, ils pouvaient procéder aux actes de l'état civil, à ces actes qui devaient être annulés par l'Assemblée nationale^ On songea même à établir autant de sous-délégations que les arrondissements comptaient de quartiers^; Andrieu et Allix allèrent jusqu'à proposer, pour décentraliser, de faire régler par les clubs d'arrondissement les questions de subsistance et de défense^.
Ce que les membres de la Commune firent dans les arrondissements, il serait trop long et difficile, étant donné la pénurie et la dispersion des sources, de l'exposer. Mais il faut bien se le rappeler, si Ton veut juger équitablement l'œuvre de ces hommes. Elle est pleine, sans doute, de contradictions ; Vaillant a même dit que la Commune était « un petit parlement bavard, brisant le lendemain aux hasards de sa fantaisie ce qu'il a créé la veille^ » ; Lissagaray a souligné