Journaux du 8 avril
de plus que les francs-maçons *. L'Assemblée venait de voler, en se déjugeant, la proposition de Batbie, appuyée par ïhiers, d'accorder le droit d'élire les maires aux seules communes de moins de 20.000 habitants ^ d'ajourner, sur la proposition de Baze, Tinterpellation de Brunet sur la paix avec Paris % d'écouter avec sympathie les propositions de Picard pour abroger le décret de la Défense relatif aux journaux et pour donner à Thiers le droit de déclarer l'état de siège dans les départements autres que celui où siégaient les représentants^. La pensée gouvernementale s'exprimait durement dans un article du Journal officiel du 12 avril. Bien plus, le 6 avril, l'Assemblée avait voté l'urgence sur un projet de loi présenté par Dufaure, tendant à abréger la procédure des conseils de guerre, mesure complémentaire, et bien significative, de la mise en état de siège des départements de la Seine et de Seine-et- Oise 5. On comprend, dans ces conditions, qu'à l'ultimatum de Thiers ^ les gens de la Commune aient jugé ne rien pouvoir répondre.
1. Rapports dans Lanjalley et Corriez, o. c, 258- 263, 275-277.
2. 9 avril. Annales II, 345 sqq. Cf. Bull, des Lois, n° 50, 97-101.