‹ Histoire de la CommuneChapitre 13 sur 154 · Testut, Le Livre bleu de ITntern., 1871, in · texte numérisé non relu

Testut, Le Livre bleu de ITntern., 1871, in

se termina par des condamnations bénignes. A cette date, l'association comptait sans doute, à Paris, 70.000 adhérents *. Les idées de ses membres, plus encore, de ses chefs restaient contradictoires : au procès de juin, Héligon et Murât apparaissaient comme mutuellistes, Gombault comme collectiviste, Malon comme communiste ; pendant la guerre, les ouvriers « internationalistes » se piquèrent, avec Aubry et A. Richard, du plus pur patriotisme^, de sorte qu'au moment de la crise qui se dénoua par la Commune, elle semblait faible 3. C'est ainsi qu'elle ne pouvait organiser un organe quotidien, acceptant l'offre d'A. Lévy, l'ancien confident du prince Napoléon, de mettre à sa disposition quelques colonnes d*un journal non socialiste, , La lutte à outrance^ qui disparut d'ailleurs le 26 janvier. Le Conseil fédéral ne savait quelle altitude prendre à l'égard de l'Assemblée de Versailles ; encore le 22 mars, on le verra chercher à interroger à ce sujet F. Pyat, Gambon, Minière, Ranc et consorts*. Il jugeait lui-même son influence en péril, car, à la proposition 4'une manifestation

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