‹ Histoire de la CommuneChapitre 14 sur 154 · Weill, o. c · texte numérisé non relu

Weill, o. c

pacifique, faite le 22 février, Combault répondait que le peuple ne suivrait pas l'Internationale*, et, perdant en une certaine mesure le sens des réalités politiques, confiait ses fonds à un agent bonapartiste. Châtelain ^ Peu importe, l'action de l'Internationale avait été féconde, étant avant tout éducative ; elle conservait, dans son local de la place de la Corderie, le contact avec les chambres syn-

^dicales ouvrières, elle demeurait l'initiatrice du mouvement prolétarien, et, si peu de ses membres entrèrent dans la Commune, si ces membres y jouèrent un rôle peu important en définitive, il est certain que beaucoup de fédérés qui moururent pour la Commune avaient été éveillés à la conscience de classe

\ par ses adeptes.

Cette œuvre d'éducation révolutionnaire, l'Internationale ne fut pas seule à la remplir. Beaucoup plus actifs et mieux organisés que les « gravilliers^ «^ étaient les « révolutionnaires» proprement dits^. Dès le coup d'État, ils s'étaient groupés. En Angleterre, en opposition au groupe dont Ledru-Rollin était le chef, s'était formée, autour de F. Pyat, la

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