Weill, Mouv. soc
quée dont l'organe principal était un Comité central, formé des délégués des compagnies et des commandants élus^ Une assemblée générale convoquée le 24 février au Tivoli- Vauxhall écouta la lecture des statuts, trop houleuse pour y adhérer aussitôt, toute vibrante de patriotisme exacerbé et de républicanisme intransigeant, livrée en quelque sorte à elle-même par la démission du commandement de la garde du général Cl. Thomas et la nomination provisoire à ce poste du général Vinoy. Tandis que la commission des statuts exposait les linéaments d'un programme politique, dont le premier point était la suppression des armées permanentes, « instrument de despotisme », et justifiait l'accession possible de ses membres au pouvoir, l'assemblée s'engageait, « au premier signal de l'entrée des Prussiens à Paris..., à se rendre immédiatement en armes au lieu ordinaire de réunion et à se porter ensuite contre l'ennemi envahisseur », et partait manifester à la place de la Bastille avec des drapeaux rouges et des couronnas d'i^nmortelles^ Les jours suivants, les manifestations continuèrent, apeurant le gouvernement qui replia ses troupes sur la rive gauche et laissa le 27 février les bataillons de la garde nationale, conformément au mandat impératif du