‹ Histoire de la CommuneChapitre 25 sur 154 · Vinoy, L'Armist, et la Corn · texte numérisé non relu

Vinoy, L'Armist, et la Corn

Comité central*, re{)rendre les 227 canons de 7 et les mitrailleuses payés par Paris et renfermés dans les parcs de Passy et de la place Wagram ; on les emmena, le 26 février, à Montmartre, à la Villette, à Belleville, à la place des Vosges, à la barrière d'Italie, tandis que des groupes armés attendaient aux Champs-Elysées et avenue de la Grande- Armée l'arrivée des Prussiens. On jeta à la Seine, le 28, un agent de police qui espionnait les soldats favorables au mouvement^ ; les troupes fraternisaient en effet : Sainte- Pélagie forcée ouvrait ses portes à Brunel, la Pépinière envahie laissait sortir ses marins qu'entraînaient les fédérés (27 février). Les faubourgs s'armaient ; le 28, une réunion de chefs de bataillons et des délégués des comités militaires créés un peu partout, présidée par Bergeret, voulut appliquer les décisions du 24 : le choc menaçant était imminent. C'est le Comité central qui le détourna. Dans une affiche encadrée de noir, il montra que toute agression aboutirait au renversement de la République, et les vingtneuf signatures d'hommes obscurs qui terminaient le document^ suffirent à ajourner le mouvement et à laisser les Prussiens jouir en

1. N. Rousseau, Mémoire pour sa défense, cité par Ha- NOTAUX, 0. c, I, 165.

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