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La première réunion est du 28 juin

pas son armée peu nombreuse, mal armée, commandée par des chefs jaloux les uns des autres, pourris par la vie de cour, et dont certains étaient remplis de rêves mal»sains d'autocratie militaire ; il ne voyait pas surtout le chef suprême, l'Empereur, aboulique, presque gâteu?^. A ce moment précis, les vainqueurs de Sadowa pensaient trouver dans une seconde guerre éfrangère le moyen de réaliser définitivement l'unité de TAUemagne. La guerre jaillit de la dépêche d'Ems (15 juillet). Les désastres du début de la campagne posèrent brutalement la question du renversement du régime. Le 9 août, date de la réouverture du Corps législatif, on avait jeté bas le ministère du 2 janvier; La nouvelle de Sedan finit de tuer l'Empire ; le 4 septembre, la foule envahit le Corps législatif, et, après sa dispersion, J. Favre et Gambetta prononcèrent la déchéance de la dynastie.

Le parti républicain était ainsi porté brusquementau pouvoir par une calme révolution dans un instant de crise nationale. C'est à dénouer cette crise que dès lors il s'employa. De septembre 70 à février 71, le Gouvernevernement de la Défense nationale, en qui il s'exprimait, essaya de remplir la lourde tâche d'organiser les armées nouvelles qui permissent au moins de limiter l'invasion allemande et de gouverner dans le sens républicain, avec un personnel non préparé, ce

qui restait de la France. Le Gouvernement de la Défense, quels qu'aient été ses efforts, ne sut pas mener à bien cette œuvre double *. Ses jeunes armées fondirent les unes après les autres, et la France recrue se confia à une Assemblée réactionnaire. C'est que le parti républicain, en vingt ans d'opposition à l'Empire, n'avait pu élaborer qu'un programmé purement critique; sous ses bannières s'étaient réunis des hommes semblables seulement par leur haine du régime autoritaire, mais qiji, l'Empire disparu, devaient tenter de réaliser leurs conceptions particulières ^.

Parlementaires depuis 1857, les républicains ont vu leur groupe grandir à toutes les élections suivantes, puis enfin se diviser ; d'abord Ollivier se tourne vers l'Empire, qui l'accueille avec Prévot-Paradol et Weiss, puis la gauche se scinde, en gauche fermée, avec J. Simon ^ tiède radical, J. Favre, bourgeois haineux du socialisme*, J. Grévy, égoïste profiteur, Picard, critique de la législation ouvrière du second Empire % — et gau-

1. V. dans J. Simon, Souv. du 4 Sept., p. 469, la liste des mesures législatives, peu importantes, prises par le gouvernement. Cf. Enq, sur le Gouv. de la D. N.

2. Cf. Wkill, Hist. du parti rép. de Î815 à 1870, Paris, 1900, in-8° ; J. Tchernofp, Hist. du parti rép. sous le sec. Emp., Paris, 1906, in-8».

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