LlSSAGARAY, O, C
3. On accordait à tous les arrondissements de Paris, quelle qu'eu fût la population, 3 conseillers municipaux,
22, au matin*, ils se décidèrent le 23 à mar* cher également dans le sens réactionnaire ; alors Minière, Malon, Jaclard, Dereure les quittèrent défînitiyement. Les maires, en effet, avaient refusé de prêter leur concours pour l'organisation du scrutin qui fut une nouvelle fois remis au dimanche 26 ^.
Largement autorisés par Thiers qui leur avait permis de ratifier « toutes les mesures de pardon et d'oubli pour ramener à la cause de l'ordre des hommes qui se sont laissés engager dans la sédition et qui ne sont coupables que d'égarement 3 )>, ils voulurent tirer parti des éléments dé résistance fournis par les bataillons modérés, et y réunir les gardes hésitants parla promesse d'une solde régulière payée à la Bourse ; 25.000 hommes se rencontrèrent dans les i" et ii® arrondissements. Puis la réunion des maires et députés nomma provisoirement l'amiral Saisset commandant de la garde nationale, le colonel [Langlois chef d'état-major général, le colonel [Schœlcher commandant de l'artillerie de la ;arde. Mais le Comité central se raidissait dans sa résistance ; sans doute sa profclamation du 22 mars ne formulait qu'un programme très sage d'autonomie municipale ^ : « Paris ne veut pas régner, mais il