‹ Histoire de la CommuneChapitre 44 sur 154 · O. C, 23 mars · texte numérisé non relu

O. C, 23 mars

veut être libre ; il n'ambitionne pas d'autre dictature que celle de l'exemple ; il ne prétend ni imposer ni abdiquer sa volonté ; il ne se soucie pas plus de lancer des décrets que de subir des plébiscites ; il démontre le mouvement en marchant lui-même, et il prépare la liberté des autres en fondant la sienne. Il ne pousse personne violemment dans les voies de la République; il se contente d'y entrer le premier. » En fait, il avait envoyé des délégués dans la plupart des municipalités récalcitrantes (iii% vi®, x®, xii% xviii^), dont certains maires furent mêmes détenus pendant quelques heures; il avait, à l'égal de J. Fâvre répondant aux interrogations du général prussien de Fabrice, répondu à l'avis du major général von Schlotheim, qui menaçait Paris au cas où les événements auraient un caractère d'hostilité à l'égard des Allemands * ; il incorporait dans la garde les soldats demeurés à Paris, il menaçait de poursuites « les écrivains de mauvaise foi auxquels seraient applicables en temps ordinaire les lois de droit commun sur la calomnie et l'outrage », il occupait le chemin de fer aux Batignolles, dominant ainsi la gare Saint-Lazare, puis envoyait 2 bataillons à la Banque de France pour obtenir le solde d'un second million, sur lequel 350.000 francs avaient été versés 2; il desti-

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