‹ Histoire de la CommuneChapitre 45 sur 154 · J. O. C, 23 mars · texte numérisé non relu

J. O. C, 23 mars

-situait les employés des administrations publiques qui n'auraient pas repris leurs fonctions le 25 ; R. Rigault était son délégué à r « ex-préfecture de police * », Arnaud et Vaillant le représentaient à l'Intérieur ^, Lebeau et Longuet au Journal officiel^ Yarlin et Jourde aux Finances.

L'attitude de l'Assemblée justifiait cette politique plus que l'action, forcément limitée, des maires et députés. Ceux-ci n'avaient pu se résigner à la violence, d'un succès improbable d'ailleurs, et vpulurent tenter d'agir encore une fois sur la Chambre versaillaise. Là, on avait voté, par 449 voix contre 79, malgré l'opposition éloquente de Tolain, la loi ayant pour but d'organiser dans les départements des bataillons de volontaires, chargés de protéger la souveraineté nationale et de réprimer l'insurrection ; on venait de renvoyer en fin de séance, c'est-àdire d'enterrer la proposition Bérenger- Foucaud d'envoyer à Paris une délégation de 15 membres, pour aider à la conciliation, quand les maires firent leur entrée dans le théâtre de Trianon ; la gauche les accueille aux cris de « Vive la République I », qu'ils poussent eux-mêmes, la droite et le centre répondent par ceux de « Vive la France ! », puis sortent par manière de protestation,

Page 1