O. C, 21 mai
agent secret de la police \ tous de la Chambre fédérale des sociétés ouvrières, Assi, qui s'était illustré à la grève du Greusot, Lefrançais, orateur écouté, Frankel, sujet autrichien, qui avait fondé une section allemande de l'Internationale à Paris 2, B. Malon, ouvrier, député, V. Clément, Duval, Chalain, Clément, E. Gérardin, Dereure, Vaillant, délégué à l'Intérieur par le Comité central, penchant vers les révolutionnaires, illustré par un article retentissant sur le tyrannicide^, et encore le vieux Beslay, un des adhérents bourgeois de l'Association. Depuis le 18 mars, l'Internationale réorganisée^ avait agi, à l'abri du Comité central, où elle comptait quelques représentants, et avec lequel elle était en relation au moyen de quatre délégués^. Elle se méfiait d'ailleurs du Comité, trop patriote, se demandait si elle ne devait pas le déposer au moyen des sociétés ouvrières^, ne se décidait à collaborer avec lui qu'à partir du 23 mars''. Ce jour-là, le
i. T. Il et introd. au t. III.
. Il fut admis malgré sa nationalité, car, disait Paridans son rapport, « le drapeau de la Commune est li de la République universelle » (/. O. C, 31 mars). I. /. O. C 27 mars : « La société n'a qu'un devoir irers les princes, la mort ».
Révision des statuts le 15 mars {Enq., III, 231-235). Séance du Conseil fédéral, 1""^ mars {fbid., 227). >. Cf. les procès-verbaux du Conseil fédéral, d'où se ;agelesens de l'organisation ouvrière {Ibid., 211 sq.). Ibid., 237.
Conseil fédéral (Aubry, Boudet, Ghaudesaigues, Coifé, V. Dumay, A. Diichêne, Dupuis, Frankel, H, Goullé, Laureau, . Limousin, Martin Léon, Nostag, Ch. Rochat), joint à la Chambre fédérale des sociétés ouvrières (Camélinat, Descamps, Evette, Galand,Haan, Hamet, Jame, J. Lallemand, Lazare Lévy, Pindy, E. Pottier, Rouveyrolles, Spôtler, Theisz, Yery), avait lancé une proclamation aux travailleurs pour les engager à voter: « L'indépendance de la Commune, y était-il dit, est le gage d'un contrat dont les clauses librement débattues feront cesser l'antagonisme des classes et assureront l'égalité sociale * » ; par elle seront organisés « le crédit, l'échange, l'association, l'instruction gratuite, laïque et intégrale, l'hygiène et la statistique ». A la séance du Conseil fédéral du 29 mars, Frankel formulait les principes de la politique de l'Internationale : « Nous voulons fonder le droit des travailleurs et ce droit ne s'établit que par la force morale et la persuasion ^ ». Ces idées avaient présidé à la confection des nombreuses listes électorales lancées pour les élections, qui amèneraient « l'avènement politique de la classe ouvrière », qui consti-^ tueraient « le commencement de l'ère de h réorganisation sociala^».
i. J. O. C, 27 mars.