avril
anciens partis, dont les intérêts ^'alarmaient, et qui voulurent procéder à la liquidation définitive, avant d'organiser, après entente entre les groupes divergents, la restauration monarchique espérée. Aux élections pour l'Assemblée nationale, fixées, par décret du 29 janvier, au 8 février, ils se donnèrent avec ardeur. Se souvenant du tremplin électoral si souvent employépar les préfets impériaux, ils agitèrent le spectre rouge devant les paysans, dont tant d'enfants avaient péri, et dont les sacs d'écus allaient se vider pour le rachat de la France ; ils mirent à profit les maires impériaux, les fonctionnaires insuffisants de la Défense, jusqu'aux administrateurs prus^ siens chargés de régir 43 départements occupés. Ils réussirent si bien, que l'Assemblée* compta, contre 200 républicains, 400 monarchistes, divisés en deux partis égaux en nombre et en influence, les légitimistes et les orléanistes^. Ces partis devaient gouverner jusqu'en 1875, et c'est plus encore le manque absolu d'hommes de valeur à leur tête, puisque Thiers passa finalement à la République, que le caractère rétrograde et négatif de leur programme politique qui fit leur ruine définitive.
C'étaient avant tout des « ruraux », selon
1. L'Assemblée devait compter 768 membres. Il n'y en eut que 630, à cause des élections multiples (Thiers, Gambetta, ïrochu, etc.).