‹ Histoire de la CommuneChapitre 7 sur 154 · Hajsotaux, 0. c, If · texte numérisé non relu

Hajsotaux, 0. c, If

l'expression de G. Crémieux, de ceux qui^ en juin 48, étaient accourus à l'appel du général Gavaignac pour briser l'insurrection parisienne, qui, en 51, apeurés par le spectre rouge, habilement manié par les bonapartistes, avaient applaudi au coup d'Etat. Depuis ce temps, le fossé s'était creusé de plus en plus entre les urbains et les ruraux, les premiers votant pour les opposants, les

, seconds pour les candidats officiels*. Ce système électoral de l'Empire devait aboutir

I normalement à une réaction, où les villes, en lutte incessante avec le pouvoir central sur des questions municipales, revendique-

i^raient leur juste place dans la société politique. De cette réaction politique à la formulation d'un programme fédéraliste, il n'y avait qu'un pas. Dès 1863, le Congrès de Nancy avait fixé certains points d'un programme largement décentralisateur 2* Ce fédéralisme, d'autre part, était le corollaire des doctrines communistes en cours ; c'était aux libres groupements des citoyens dans les diverses localités que devait appartenir l'administration des intérêts économiques collectifs. Il s'imposait davantage, en se compliquant de revendications politiques , à Paris , qui avait un régime inférieur, en liberté, à celui de toute autre commune française ; à la fin de l'Empire, Pelletan, avec Picard et J.

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