‹ Histoire de la CommuneChapitre 61 sur 154 · p. F. C, 21 et 22 avril · texte numérisé non relu

p. F. C, 21 et 22 avril

'3. /. O. C, 2 mai ; Je procès-verbal de ces débats ue parut que le 4 mai.

de salut public ne parut pas valoir mieux que la Commission executive ; c'est par sa faute qu'eut lieu, dans la nuit du 3 au 4 mai, la surprise du Moulin-Saquet par les troupes ^e Versailles, comme Arnould le prouva malgré les mensongères dénégations de F. Pyat*, et ceux-là même qui l'avaient créé, réunis sous la présidence de P. Grousset, à la mairie du i", où ils avaient l'habitude de se concerter sur les mesures à prendre, blâmèrent sa conduites. Au lieu d'agir, le Comité de salut public introduisit le Comité central de la garde nationale dans les services de la guerre, qu'il désorganisa ^ ; la conséquence, c'est la crise du 9 mai, ouverte par l'évacuation du fort d'Issy et la démission du délégué à la guerre RosseH. Dans sa séance du soir, la Commune renouvelle le Comité de salut public ; cette fois, la minorité vote, malgré les efforts des révolutionnaires qui ont quitté la salle ^, et si nul de ses membres ne fait partie du Comité, du moins Delescluze est adjoint à Ranvier, Arnaud, Gambon et Eudes, T. Pyat, renvoyé à sa besogne de calomnies, Gérardin à ses ambitions dictatoriales. D'autres décisions furent prises : la nomination d'un délégué civil à la guerre,

ILiSSAGARAT, 0. c, 259 sq.

Lanjalley et Corriez, o. c, 416.

P. F. C, 8 mai.

p. V. C.,9 mai.

LissAGARAY, O. C. , 271 sq.

assisté de la Commission militaire, désormais permanente, la nomination d'une commission de 3 membres pour rédiger immédiatement une proclamation, la création d'une cour martiale, la permanence du Comité de salut public à riIôtel-de-Ville, celle des membres de la Commune dans leurs arrondissements, et la réunion de ceux-ci trois fois par semaine, sauf en cas d'urgence et sur la proposition de 5 membres ou du Comité ^ Lés conceptions radicales l'emportaient encore une fois, et il s'en fallut de peu que, conformément aux menaces de Chalain et de F. Pyat, les socialistes ne fussent arrêtés. C'est pourtant Gérardin, partisan de la dictature militaire de RosseP, membre du premier Comité de salut public, qui fit évader Rossel, protégé par les socialistes contrela haine hypocrite de F. Pyat et de P. Grousset. Delescluze, nommé par 42 voix sur 46 délégué à la guerre, à la place de Rossel, fut remplacé par Billioray ; le second Comité ne valait dès lors pas plus que le premier, et pourtant, c'est à ce corps que, malgré les efforts de la minorité, la Commune, suivant l'avis d'Eudes, Ferré, Régère et Urbain,

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