O. C, 30 mai
2. Il paraît avoir pris part à un complot blanquiste contre la Commune parlementaire, qui aurait été remplacée par un triumvirat formé de lui, Rossel et A. Dupont. R. Rigault, tâté à ce sujet, subordonna son accession à l'arrivée de Blanqui, dont il espérait l'évasion (Da Costa, o. c, II, 191-195).
remettait toute son autorité, le Comité ayant « pleins pouvoirs sur les délégations et sur les Commissions », et pouvant « faire tout remplacement ou toute révocation sans la consulter^ )>. Pratiquement d'ailleurs le Comité ne pouvait rien, devant les empiétements graduels du Comité central.
L'abdication de la Commune fut si complète, que les membres de la majorité cessèrent en quelque sorte de se réunir. A la séance du 15 mai, les seuls présents appartenaient à la minorité: Arnould,Ostyn, Longuet, Arnold, Lefrançais, Serrailler, J. Vallès, Courbet, V. Clément, Jourde, Varlin, Vermorel. Ils se décidèrent à publier dans les journaux une déclaration, signée en outre de Beslay, Theisz , E. Gérardin , Clémence, Andrieu, Avrial, Frankel, Pindy et Tridon 2, où ils annonçaient, sans préciser suffisamment leurs motifs , rintention de ne plus prendre part aux délibérations communales et de se retirer dans leurs arrondissements. A la séance du 17, on commença par Fappel nominal, qui devait permettre de constater l'absence des membres de la minorité ; P. Grousset prétendit que cette attitude provenait de l'échec du 9; Vallès et Langevin défendirent la déclaration vivement attaquée par Régère, Billioray et Amouroux, tandis que Vaillant
P. V. C, 12 mai.
/>. F. C. 17 mai.
proposait qu'on passât l'éponge ; les prétentions de la majorité firent maintenir la déclaration par ses signataires, qui, de fait, n'assistèrent pas à la séance du 19. Ce furent leurs électeurs qui les forcèrent à revenir à la Commune *. Mais à cette date la Commune existait-elle encore? L'entrée des troupes versaillaises à Paris venait de l'anéantir.
On peut s'étonner qu'elle ait pu durer si longtemps, rongée par les discordes intestines, de plus battue en brèche par l'autorité rivale du Comité centraP. Il semblait que ce dernier eût abandonné définitivement le pouvoir. Dans sa séance d'installation, la Commune avait déclaré qu'il avait « bien mérité de la patrie et de la République^ » ; le Comité, d'autre part, avait chargé Assi et Géresme de rédiger une proclamation à la garde nationale, où il l'engageait à se grouper autour de la Commune, à régénérer la France « par une liberté calme et par un travail assidu^ i>. C'eût été trop demandera ses membres que d'exiger la disparition com-