Lettre de Barberini à Spada, avril 1626, déjà citée
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[pas] jusques iey, quelques remonstrances que je luy aye faites, à
en faire décret ni deffense générale..…, [il veut bien seulement] deffendre, commeil a faict, au Maistre du Sacré Palais, qui a la charge de donner permission d'imprimer, de ne point souffrir ny permettre d’ore en avant que tels livres, qui toucheront en quelque façon que ce puisse estre ceste matière de la puissance des Papes sur les Roys et leurs royaumes, paraissent en public". »
Dans une autre lettre à M. Phelypeaux, l'ambassadeur disait les regrets et les décisions du P. Vitelleschi. « Le P.'Général des Jésuites, auquel j'ai parlé du nouveau livre, m'a tesmoigné un très grand sentiment qu'il ait esté mis en lumière, estant un homme advisé et le plus sage politique avec qui j'aye jamais traité. Car, pour y estre sa permission, ce n’est pas à dire qu'il ayt eu connoissance de la doctrine qu’il contenoit; ce manquement estant arrivé par la relation de ceux auxquels il avoit donné charge d’examiner les livres... ne pouvant pas fournir à les lire par luimesme... Ledit Général, pour tesmoigner son affection en ce qui peut satisfaire Le Roy, et le désir qu'il a de luy complaire, m'a dit qu'il avoit escrit partout aux supérieurs de sa Compagnie d'acheter et de retirer autant d'exemplaires qui se trouveroient de ce livre, en les supprimant. Et non content de cet expédient et de la preuve qu'il m'a rendue de son desplaisir en ce rencontre inespéré et imprévu, il tesmoigne aussi sa douleur par des lettres de soumission qu'il escrit au Roy, à la Reyne mère, à M. le cardinal de Richelieu et aux MM. les cardinaux qui sont présentement en France*. »
Ainsi, d’après les lettres que nous venons de citer, on blämait sévèrement à Rome, comme inopportune, la publication du Traité de l’Hérésie, etc. mais on ne niait pas pour cela la juridiction spirituelle absolue du Pape sur les rois comme sur les peuples, ni sa puissance indirecte sur les souverains dans l’ordre temporel. Quand doncle P. Général fit réimprimer l'ouvrage du P. Santarelli sans les deux chapitres incriminés, il n’entendait pas du tout renoncer aux « principes vrais et catholiques; » il voulait seulement écarter une pierre de scandale*.