‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 116 sur 308 · Cf. Prat, Recherches, t. IV, p · texte numérisé non relu

Cf. Prat, Recherches, t. IV, p

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d’une petite demy-heure, a tesmoigné à nos Pères un très grand ressentiment de nos affaires et de la mort du P. Cotton, et a diet

que si cela dépendoït d’elle, elle y mestroit bientost ordre, mais. que le Roy y travailloit en son conseil. Sur les quatre heures du soir la Reyne Mère est venue, mais en carrosse, ne le pouvant aucunement faire à pied. Monsieur le cardinal de La Valette s’y

est trouvé et Monsieur l’Archevesque de Paris qui y a donné la ‘ bénédiction. Et au sortir de l’Esglise, la Reyne Mère a dict à nos

Pères que le Roy en son conseil avoit fort travaillé pour nous à

onze heures du matin ; et ce soir Monsieur le cardinal de La Roche-

foucauld, qui s’est grandement employé pour nous, nous'a mandé

que nous ne fussions plus en peyne, que tout estoit accommodé

et que le Roy avoit remédié à tout, mais nous ne savons pas en-

core en quelle façcon!. » Une lettre postérieure du P. Armand

aù P. Général nous apprend que Louis XIE ordonna au Premier

Président, M. de Verdun, d’avertir la Cour de ne plus rien remuer

contre les Jésuites ?.

Le mardi de Pâques, le cardinal de Richelieu, accompagné d’un brillant cortège de seigneurs, vint lui aussi à la maison professe pour gagner les indulgences. Reçu à la porte de l’église par le P. Ignace Armand, il fut conduit jusqu’au pied du maïtre-autel où, après avoir pris les ornements sacrés, il célébra le Saint Sacrifice. Son action de grâces terminée, il alla sur la tombe du P. Coton, « montrant de gestes et de paroles le ressentiment qu'il avoit de sa mort ». Tous les gentilshommes de son entourage « prirent cette visite pour un bon augure? »..Il répondit en effet au P. Armand, qui lui recommandait la Compagnie, que Sa Majesté avait déjà ordonné au Parlement de ne plus s’occuper du livre de Santarelli et qu’elle Le lui commanderait encore.

Les magistrats se voyant abandonnés de Richelieu pensèrent qu'ils n'avaient plus qu'à obéir, et bientôt M. de Verdun allait assurer le roi de leur parfaite soumission “.

3. Le P. Garasse rapporte au contraire que « la Cour ne s’adoucit en façon aucune »; et il ajoute : « Le propre jour assigné par l’arrest nous fûmes sommés de représenter au grefle la déclaration que nous avions faicte touchant la souveraineté des

1. Lettre du P. Lejeune au P. Charlet, 26 mars 1626 (Franciae historia, t. I, n. 65).

: 2. Lettre du P. Armand au P. Général, 9 avril 1626 (Zbidem, n. 83).

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