‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 135 sur 308 · Laubrussel, op. cil., p · texte numérisé non relu

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pouvons y insister davantage ; il nous faut poursuivre le récit des nouvelles fondations.

k. En 1626, la province de Champagne s’accrut d’une petite résidence à Saint-Mihiel. Cette ville peu importante était pourtant le siège d’un parlement, auquel ressortissaient plusieurs maisons de la Compagnie; de là, pour les Pères procureurs, la nécessité d'y faire de fréquents voyages et séjours afin de défendre les intérêts qui leur étaient confiés. Or, le P. Vitelleschi ne voyait pas sans inquiétude des religieux vivre ainsi en dehors de la communauté; il recommanda au P. Bouvet, Provincial, de remédier le plus tôt possible aux inconvénients d’une pareille situation !. |

L'an 1623 une excellente occasion se présenta. Un jeune homme du pays, Jean Beltemps, étant entré au noviciat, ses parents, riches marchands de Saint-Mihiel, « lui laissèrent tous leurs biens (environ cent six mille quatre. cents francs barrois) avec plein pouvoir d'en disposer pour la fondation d’une résidence » en cette ville?. Avant de prononcer ses premiers vœux, le jeune novice donna tout de suite aux supérieurs soixante mille francs dont ils profitèrent aussitôt3. Une maison fut achetée et agrandie. Le 18 septembre 1625, le duc de Lorraine autorisa le nouvel établissement et amortit tous les fonds de terre qui lui étaient destinés, mais imposa comme condition, qu'il ne serait jamais collège“. Tel était aussi le désir des Supérieurs de la Compagnie : la résidence de Saint-Mihiel dépendrait de l'Université de Pont-à- Mousson. Au mois de février 1626, l'installation étant achevée, le P. Recteur, Philippe Plumeret, vint célébrer la première messe dans là chapelleÿ. À la fin de l’année, la communauté, dont le P. Nicolas Aubertin avait été nommé supérieur, comprenait cinq religieux : trois Pères et deux Frères coadjuteurs, sans parler des Pères Procureurs que leurs affaires appelaient dans la petite ville où ils séjournaient parfois lon gtempsf.

1. « Prima informatio de acceptatione domüs Sammiellanae » (Campan. Fundat. Colleg., t. ILE, n. 114).

2. fAnnales de la maison de la Compagnie à Saint-Mihiel (Archiv. de la Meuse, H, Jésuites de Saint-Mihiel).

3. « Secunda informatio de acceptatione domûs » (Camp. Fundat. coll., t. IIL, n. 113). — Cf. Carrez, Catalogi Prov. camp., t. H, p. XLHI.

4. “Annales de la maison. Cf. Carrez, p. XLIV. — « Prima informatio » déjà citée.

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