‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 137 sur 308 · Cordara, Histor. Soc. Jesw, p. VI, 1. XVII, n · texte numérisé non relu

Cordara, Histor. Soc. Jesw, p. VI, 1. XVII, n

2. Lettres du P. Général au P. Bertignon, 21 mars 1631, au P. Javel, 25 JUN 1632 (Campan., Epist. Gen., t. I).

3. Lettre du duc François à Virion, 6 février 1632 (Archiv. de Ménrthe et Mdcele- H. 1629); — lettre du duc Charles à Vitelleschi, 18 sept. 1632 (Epistol. Principum, VD:

4. Lettre du P. Général au P. Jean Fourier, 13 janvier 1633 (Campan., Epist. Gen., t. 1).

5. Voir Registres des Délibérations du chapitre de 1600 à 1605. (Archiv. de l'Hérault, G.

6. Lillerae annuae 1605. Cf. L. Guiraud, £Ef{udes sur la Réforme à Montpellier, t. I, p. 610-611.

les controverses du P. Henri Adam en 1606 et 146071. À force de voir et d'entendre les disciples de saint Ignace, les hérétiques les comprirent mieux et se mirent à les traiter avec bonne grâce. En 1608, le P. Léonard Patornay remporta sur les ministres des victoires doctrinales qui lui valurent l'estime et la considération de l’Université. Dès lors il fut convié tantôt à des séances de la Faculté de médecine et contraint d’y occuper la première place : tantôt à des « disputes de chaire », à la Faculté de droit, où les concurrents l’appelaient « Révérend Père » et se déclaraient très honorés de sa présence ?. Le P. Bernard Galtier, en 1609, eut la joie de recevoir quarante abjurations; il s'était tellement attaché les catholiques que ceux-ci à son départ témoignèrent hautement leur peine d’avoir à sa place l'année suivante un autre prédicateur *.

Après la mort de Henri IV les calvinistes, jusque-là comprimés par sa main puissante, relevèrent la tête, et les consuls de Montpellier sentirent se ranimer leur vieille haine contre les Jésuites. Nous avons raconté plus haut l’opposition que le P. Jacques George rencontra dans cette ville “, devenue l’un des plus ardents foyers de la rébellion contre le pouvoir royal. Ilne fallut rien moins que toute l'autorité de Richelieu pour la réduire à l’obéissance et y établir la Compagnie de Jésus.

Montpellier, siège d’un évèché, possédait une Chambre des Comptes et aussi, depuis le xin° siècle, une Université comprenant les Facultés de théologie, de droit, de médecine et des arts. Longtemps, des maîtres gagés par la ville enseignèrent les belleslettres dans l’École-mage ; mais, à partir de 1562, les troubles civils et religieux interrompirent les études; l’École-mage fut transformée en hôpital. « La jeunesse, licenciée et débordée », se livrait à beaucoup de « scandales », lorsqu’en 1596 Henri IV chargea les consuls « de faire remettre et restablir le collège qui jadis solloit estre en sa ville de Montpellier ». Le bon roi le dota d'une crue de douze deniers imposée sur le sel débité dans la province de Languedoc ©. C'était un revenu, assez modique, de

1. Cf. Chossat, Les Jésuiles à Avignon, p.207 — Dudon, Etablissement des Jésuites à Montpellier dans Mélanges de littérature et d'histoire religieuses, t. II, p.223 et suiv. — L. Guiraud, op. cit., p. 611-613. ;

2. Dudon, op. cût., p. 288. — L. Guiraud, op. cût., p. 621-625.

3. Litteraue annuae 1609. Cf. L. Guiraud, op. cûl., p. 628-629.

. 4. Voirt. IE, p. 540.

5. Degrefeuille, Histoire de la ville de Montpellier, t. IX, p. 340.

. 6. Patentes de Henri IV pour le rétablissement du collège de Montpellier (Archives

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